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Category Archives: uncategorized

QUAND LA MEDECINE REND LEUR INNOCENCE AUX SORCIERS

Elle s’assoit en face de moi, visiblement fatiguée.
Son regard hésite, comme si elle cherchait encore les mots justes.

« Docteur… ça fait des mois maintenant. J’ai mal aux articulations… surtout le matin. Et puis ces plaies sur ma peau… elles ne guérissent pas. J’ai essayé plusieurs traitements, mais rien ne marche. Pourtant, à chaque fois qu’on fait des examens, on me dit que tout est normal… »

Elle marque une pause. Puis ajoute, presque à voix basse :

« Dans mon quartier, on commence à dire que ce n’est pas une maladie comme les autres… Ma voisine m’a dit que c’est peut-être la sorcellerie… ou qu’on m’a empoisonnée… »

Ce type d’histoire est loin d’être isolé. Dans notre contexte, notamment à Bukavu et dans de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne, des patients vivent pendant des mois, parfois des années, avec des symptômes inexpliqués : douleurs articulaires, lésions cutanées, fatigue persistante… sans réponse claire.

Lorsque les examens de routine reviennent normaux et que les symptômes persistent, la maladie devient difficile à comprendre, aussi bien pour le patient que pour son entourage. Les explications basculent alors vers des croyances, faute de diagnostic.

Pourtant, derrière ces signes déroutants se cache souvent une maladie bien réelle, complexe et encore trop méconnue : La maladie lupique.

Comprendre cette maladie, c’est non seulement améliorer la prise en charge médicale, mais aussi redonner du sens à la souffrance de ces patients, trop souvent incomprise

Qu’est-ce que le lupus ?

La maladie lupique désigne un ensemble de maladies auto-immunes dans lesquelles le système immunitaire, censé protéger l’organisme, se met à attaquer ses propres tissus.

La forme la plus connue est le Lupus érythémateux systémique, mais il existe aussi d’autres formes, notamment :

  • des formes limitées à la peau (lupus cutané)
  • des formes intermédiaires
  • et des formes systémiques touchant plusieurs organes

 C’est pourquoi on parle de “maladie lupique” :
car il ne s’agit pas d’une seule maladie, mais plutôt d’un spectre de manifestations qui peuvent varier d’une personne à l’autre.

Le lupus est une maladie auto-immune. Cela signifie que le système immunitaire normalement chargé de protéger l’organisme contre les infections se dérègle et commence à attaquer les propres tissus du corps.

Le lupus est une maladie chronique, évoluant par poussées (périodes où les symptômes apparaissent ou s’aggravent) et des phases de rémission (périodes d’accalmie).

Ce qui rend le lupus complexe, c’est qu’il peut toucher plusieurs organes à la fois :

  • la peau
  • les articulations
  • les reins
  • le sang
  • le cœur et les poumons
  • Pourquoi les femmes sont-elles les plus touchées ?

Le lupus concerne environ 9 femmes pour 1 homme, surtout entre 15 et 45 ans.

Plusieurs raisons expliquent cette différence :

  • Facteurs hormonaux : les hormones féminines, notamment les œstrogènes, stimulent le système immunitaire, ce qui peut favoriser les maladies auto-immunes.
  • Facteurs génétiques : certaines prédispositions liées aux chromosomes (notamment le chromosome X) sont plus fréquentes chez les femmes.
  • Facteurs immunologiques : le système immunitaire féminin est généralement plus réactif que celui des hommes.

Cette “hyperactivité” immunitaire, utile contre les infections, peut devenir un problème lorsqu’elle se retourne contre l’organisme.

  • Les signes cliniques du lupus

Les symptômes du lupus sont très variables d’une personne à l’autre, ce qui complique souvent le diagnostic.

Voici les principaux signes :

 Signes généraux

  • Fatigue intense et persistante
  • Fièvre prolongée sans cause évidente
  • Amaigrissement

Atteinte articulaire

  • Douleurs articulaires (souvent symétriques)
  • Gonflement des articulations
  • Raideur matinale

 Atteinte des organes internes

  • Problèmes rénaux (protéines dans les urines, œdèmes)
  • Douleurs thoraciques (atteinte du cœur ou des poumons)
  • Anomalies sanguines (anémie, baisse des globules blancs ou des plaquettes)
  • Focus important : les signes dermatologiques

Les manifestations cutanées sont très fréquentes et parfois les premières à apparaître.

Les signes dermatologiques caractéristiques incluent :

  • Éruption en aile de papillon sur le visage (rougeur sur les joues et le nez)
  • Photosensibilité : aggravation des lésions après exposition au soleil
  • Plaques discoïdes : lésions épaisses pouvant laisser des cicatrices
  • Chute de cheveux (alopécie)
  • Taches pigmentées ou dépigmentées, parfois confondues avec d’autres maladies

 Chez les peaux noires, ces signes peuvent être moins évidents à reconnaître, ce qui complique encore le diagnostic.

  • Une réalité en Afrique subsaharienne : entre méconnaissance et croyances

Dans de nombreux contextes en Afrique subsaharienne, et particulièrement à Bukavu, le lupus et d’autres maladies systémiques sont mal compris.

Plusieurs facteurs expliquent cela :

  • Manque d’équipements spécialisés (notamment les tests immunologiques)
  • Accès limité aux spécialistes (dermatologues, rhumatologues, internistes)
  • Formation insuffisante du personnel de première ligne sur ces maladies complexes

Conséquence :
Lorsque les symptômes sont inhabituels et que les examens de routine (analyses classiques) reviennent normaux, la maladie peut être interprétée à tort comme :

  • de la sorcellerie
  • un empoisonnement
  • ou une maladie “mystique”

Cela retarde la prise en charge médicale et peut aggraver l’état du patient.

  • Quand faut-il orienter vers un centre spécialisé ?

Il est essentiel de penser au lupus lorsque :

  • les symptômes persistent sans explication claire
  • les résultats des examens de routine sont normaux malgré un état clinique préoccupant
  • plusieurs organes semblent atteints en même temps
  • il existe des signes dermatologiques associés

Dans ces situations, il est recommandé de référer le patient vers un centre spécialisé comme l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu.

  • Une prise en charge multidisciplinaire indispensable

Le lupus étant une maladie qui touche plusieurs organes, sa prise en charge nécessite souvent une équipe multidisciplinaire :

  • Dermatologue
  • Médecin interniste
  • Rhumatologue
  • Néphrologue
  • Biologiste

 Cette approche permet :

  • un diagnostic plus précis
  • une meilleure coordination des soins
  • une amélioration de la qualité de vie du patient
  • Message clé en l’occasion de cette journée mondiale du Lupus :

Le lupus est une maladie réelle, complexe et souvent invisible, mais diagnostiquable et traitable.

Dans notre contexte, il est crucial :

  • d’améliorer la sensibilisation du personnel de santé et du grand public
  • de lutter contre les fausses croyances
  • d’encourager la référence vers des centres spécialisés

 Comprendre le lupus, c’est déjà faire un pas important vers une meilleure prise en charge.

Dr BALOLA C. Cordule

Dermatologue-Vénérologue à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu

Enseignante et chercheuse à l’Université Catholique de Bukavu

LUTTE CONTRE LE PALUDISME : UN DÉFI MAJEUR EN AFRIQUE ET EN RDC

Prévenir, diagnostiquer et agir pour sauver des vies

Le paludisme demeure l’une des premières causes de maladie et de décès en Afrique subsaharienne. À l’occasion des efforts mondiaux de lutte contre cette maladie, il est essentiel de rappeler que le continent africain supporte la plus grande charge du paludisme dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 94 % des cas et 95 % des décès liés au paludisme surviennent en Afrique, ce qui en fait une priorité majeure de santé publique dans la région. 

C’est dans cette perspective qu’en la date du 25 avril, cette année, la communauté internationale célèbre la journée mondiale dédiée au Paludisme. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, uni au monde entier, l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, choisit de commémorer cette journée en proposant pour lecture et réflexion cet article sur le paludisme, et dont le but majeur est de prévenir, diagnostiquer et agir pour sauver des vies.

Une situation préoccupante en République Démocratique du Congo

La République Démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés au monde. Les données récentes du Programme National de Lutte contre le Paludisme indiquent qu’en 2024, plus de 29 millions de cas ont été enregistrés, avec environ 21 695 décès, dont une majorité chez les enfants de moins de cinq ans .

Le paludisme constitue ainsi la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité dans le pays. Les femmes enceintes et les jeunes enfants restent les groupes les plus vulnérables, en raison de leur faible immunité face à la maladie.

Contexte local : Bukavu et le Sud-Kivu

Dans la province du Sud-Kivu, et particulièrement à Bukavu, le paludisme est une pathologie fréquente dans les structures de santé. Les conditions climatiques, la présence d’eaux stagnantes, l’urbanisation rapide et parfois insuffisamment maîtrisée, ainsi que les difficultés d’accès aux soins favorisent la transmission de la maladie.

Les structures sanitaires, dont l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, enregistrent régulièrement des cas de paludisme simple et grave, surtout pendant les saisons pluvieuses. Cette réalité souligne l’importance de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation au niveau communautaire.

Stratégies et recommandations de l’OMS

Face à cette situation, l’OMS recommande une approche intégrée reposant sur plusieurs axes :

Ø  L’utilisation généralisée des moustiquaires imprégnées d’insecticide

Ø  Le diagnostic rapide à l’aide de tests fiables

Ø  Le traitement efficace avec des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine

Ø  La prévention chez les femmes enceintes

Ø  Le déploiement progressif de vaccins antipaludiques dans certains pays africains

Ces interventions ont permis, depuis les années 2000, d’éviter des millions de cas et de décès, même si des défis persistent, notamment le financement insuffisant, la résistance aux traitements et les effets du changement climatique .

Prévention : un levier essentiel au niveau communautaire

La lutte contre le paludisme repose en grande partie sur des mesures simples mais efficaces. Dormir sous une moustiquaire imprégnée, éliminer les eaux stagnantes autour des habitations, consulter rapidement en cas de fièvre et éviter l’automédication sont des gestes essentiels.

Le diagnostic précoce et la prise en charge rapide permettent d’éviter l’évolution vers des formes graves, souvent responsables de décès, notamment chez les enfants.

       Le point sur la situation: les progrès sont réels et mesurables

La science progresse à un rythme sans précédent. Pour la première fois, l’éradication du paludisme de notre vivant paraît envisageable. De nouveaux vaccins, traitements et outils, dont la modification génétique des moustiques et les injections à action prolongée, sont en cours de développement. Près de 25 pays déploient déjà des vaccins antipaludiques, protégeant 10 millions d’enfants par an. Les moustiquaires de nouvelle génération représentent aujourd’hui 84 % des nouvelles distributions.Les programmes nationaux sont le moteur du changement, et les opportunités qui s’offrent à nous n’ont jamais été aussi vastes. Depuis 2000, on estime que 2,3 milliards de cas et 14 millions de décès ont été évités. À ce jour, 47 pays ont été certifiés exempts de paludisme (dont deux en 2024 et trois en 2025), et 37 pays ont déclaré moins de 1 000 cas en 2024. Ces succès montrent que la victoire est possible, même dans les zones les plus difficiles (OMS, 2026).

             Engagement de l’Hôpital Provincial Général de Référence

L’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu s’inscrit pleinement dans la lutte contre le paludisme à travers la prise en charge des patients, la sensibilisation de la population et le renforcement des capacités du personnel de santé.

L’établissement contribue activement à améliorer le diagnostic précoce et à promouvoir les bonnes pratiques de prévention, en collaboration avec les autorités sanitaires et les partenaires de santé.

REOUVERTURE DE LA SALLE 3 – HOPITAL PROVINCIAL GENERAL DE REFERENCE DE BUKAVU

Médecine interne

Ce 23 avril 2026, la cérémonie de bénédiction a marqué l’achèvement des travaux de rénovation de la salle 3 – Médecine Interne Femme.

Le bâtiment, désormais modernisé, s’organise sur deux niveaux complémentaires :

  • Au rez-de-chaussée, un espace d’hospitalisation dédié aux patientes en médecine interne femme, offrant un cadre adapté pour une prise en charge continue et sécurisée
  • À l’étage, les consultations externes et les visites, avec les services d’appui nécessaires tels que l’échocardiographie, l’électrocardiogramme, l’électroencéphalogramme et le laboratoire.

À partir du 24 avril 2026, la salle entre officiellement en service. Les spécialistes seront présents et disponibles pour assurer la prise en charge des patients selon les rendez-vous établis.

Contacts : +243 853 721 111 / +243 843 520 351

JOURNEE MONDIALE DE L’HEMOPHILIE – 17 AVRIL

SENSIBILISER POUR MIEUX PREVENIR ET PRENDRE EN CHARGE

Chaque année, le 17 avril, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de l’hémophilie. Cette commémoration constitue une opportunité importante pour attirer l’attention sur cette maladie héréditaire encore méconnue, mais dont les conséquences peuvent être graves en l’absence d’une prise en charge appropriée. Elle vise également à renforcer la sensibilisation, encourager le dépistage précoce et améliorer l’accès aux soins pour les personnes concernées.

Comprendre l’hémophilie

L’hémophilie est un trouble de la coagulation du sang causé par un déficit en facteurs de coagulation, principalement le facteur VIII (hémophilie A) ou le facteur IX (hémophilie B). Ce déficit empêche le sang de coaguler normalement, entraînant ainsi des saignements prolongés après une blessure ou même des saignements spontanés dans les formes les plus sévères. Cette maladie touche majoritairement les garçons, tandis que les femmes sont généralement porteuses du gène.

Signes et manifestations cliniques

Les manifestations de l’hémophilie apparaissent souvent dès l’enfance et peuvent varier selon la gravité de la maladie. Elles se traduisent notamment par des saignements prolongés, des ecchymoses fréquentes, ainsi que des hémorragies au niveau des articulations et des muscles. Ces saignements internes, particulièrement au niveau des genoux, des coudes et des chevilles, peuvent provoquer des douleurs importantes et entraîner des complications fonctionnelles à long terme si elles ne sont pas prises en charge à temps.

Importance du dépistage et de la prise en charge

Dans notre contexte, l’hémophilie demeure encore sous-diagnostiquée, exposant ainsi de nombreux patients à des complications évitables. Une meilleure connaissance des signes d’alerte et un recours précoce aux services de santé permettent d’améliorer significativement le pronostic des patients. Bien qu’il n’existe pas encore de traitement curatif, une prise en charge adaptée, incluant l’administration de facteurs de coagulation et un suivi médical régulier, permet aux personnes atteintes de mener une vie relativement normale.

  Engagement de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu

À l’occasion de la Journée mondiale de l’hémophilie, l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu réaffirme son engagement en faveur de la lutte contre les maladies hémorragiques. L’établissement s’engage à renforcer les actions de sensibilisation auprès de la population, à promouvoir le diagnostic précoce et à améliorer la prise en charge des patients atteints d’hémophilie.Il œuvre également au renforcement des capacités du personnel de santé afin d’assurer une meilleure reconnaissance et un traitement approprié de cette pathologie. 

Appel à la mobilisation

En cette journée dédiée, il est essentiel de rappeler que la sensibilisation et l’accès aux soins constituent des piliers fondamentaux pour réduire les complications liées à l’hémophilie. L’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu invite la population à rester attentive aux signes de saignements anormaux, en particulier chez les enfants, et à consulter sans délai en cas de doute. Ensemble, mobilisons-nous pour améliorer la qualité de vie des personnes vivant avec l’hémophilie.

L’Autisme à Bukavu : Transformer le « Regard de Honte » en un « Regard d’Amour »

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) brise les tabous. Entre expertise médicale et plaidoyer pour l’inclusion, le Dr Germain Mudumbi, neuro-pédiatre, nous éclaire sur ce trouble encore trop souvent entouré de mystères et de préjugés dans notre communauté.

Chaque année, le 2 avril sonne comme un rappel : l’autisme n’est pas une fatalité, mais une autre manière de percevoir le monde. Sous le thème « Autisme et Humanité – Chaque vie a de la valeur », l’HPGRB réaffirme son engagement : aucun enfant du Sud-Kivu ne doit rester dans l’ombre.
Comprendre pour mieux agir : qu’est-ce que l’autisme ?

Loin d’être une maladie que l’on « guérit », le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA) est une condition neurodéveloppementale qui apparaît tôt, souvent avant l’âge de deux ans, alors que le cerveau est en plein bourgeonnement.
Selon le Dr Germain Mudumbi, chef de département adjoint chargé des soins en pédiatrie, les signes se manifestent principalement par trois défis majeurs :
• Les interactions sociales : Un manque de réciprocité ou des difficultés à nouer des liens.
• La communication : Qu’elle soit verbale ou non verbale (gestes, regard), la compréhension du langage est souvent perturbée.
• Les comportements : Des intérêts restreints, des gestes répétitifs ou des rituels immuables.
« Ce n’est pas une question de mauvaise éducation », rappelle le médecin. Il s’agit d’une variation naturelle du fonctionnement neurologique.

Les causes : la science face aux mythes

Dans nos quartiers, les rumeurs vont bon train. Pourtant, le Dr Mudumbi est catégorique : aucun lien n’a été établi avec la vaccination. L’autisme résulte plutôt d’une combinaison complexe de facteurs génétiques, neurobiologiques et environnementaux. L’âge avancé des parents ou certaines expositions durant la grossesse (médicaments, infections, asphyxie périnatale) peuvent également jouer un rôle.

Le défi de Bukavu : au-delà de la médecine, le combat social

Si dans les pays développés, on estime qu’un enfant sur 40 à 500 peut être touché, les chiffres exacts à Bukavu restent un défi. À l’HPGRB, une centaine d’enfants sont déjà suivis pour autisme infantile.
Le plus grand obstacle reste cependant la stigmatisation. « Trop de familles cachent encore leurs enfants par peur du jugement ou par croyance en la sorcellerie », déplore l’équipe médicale. Ce « regard de honte » retarde les consultations et pousse certains vers une médecine parallèle inefficace, alors qu’un diagnostic précoce est la clé de l’autonomie.
Une prise en charge « Holistique » à l’HPGRB
L’HPGRB ne se contente pas de poser un diagnostic. Fidèle à sa mission de santé holistique, l’hôpital mobilise une véritable « armée » de spécialistes pour entourer l’enfant et sa famille :
• Pédiatres et neurologues pour le suivi médical et neurologique.
• Psychologues et pédopsychiatres pour le soutien émotionnel.
• Orthophonistes (logopèdes) pour réapprendre à communiquer.
• Ergothérapeutes et assistants sociaux pour adapter le quotidien et favoriser l’autonomie.
L’objectif ? Permettre à l’enfant de s’insérer socialement. Une école spécialisée existe d’ailleurs déjà dans la ville de Bukavu pour accompagner ces parcours de vie particuliers.

Quand consulter ?

Parents, soyez attentifs ! Un retard de langage, une hyperactivité marquée, des difficultés scolaires ou des crises d’épilepsie doivent vous pousser à franchir les portes de notre hôpital. Le département de pédiatrie, situé sur l’avenue Michombero, est ouvert 24h/24 et 7j/7 pour vous accueillir.
Le message du Dr Mudumbi est empreint d’espoir : l’innovation et la force de notre communauté naissent de notre diversité. En changeant notre regard sur l’autisme, nous permettons à chaque enfant du Sud-Kivu d’être enfin « vu, entendu et valorisé ».
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Pour toute consultation, l’HPGRB vous accueille sur l’Avenue Michombero n°2. Contact : +243843520357
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