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Augmentation des ressources humaines en Médecine aiguë à l’HPGRB

A 24 ans il obtient son diplôme de Docteur en Médecine. Il effectue ensuite, une année de formation postgraduate en Médecine Aiguë à l’HPGRB, puis une autre année en Anesthésie et Réanimation dans les Cliniques Hospitalo-Universitaires de l’Université du Zimbabwe. Après celà, se suivront ces trois années de formation en Anesthésie et Réanimation à l’Université d’Alexandrie. Il s’agit du Docteur Erick Mugabo, affecté au service d’Anesthésie et Réanimation de L’HPGRB qui a défendu son de spécialisation, ce 27 septembre à l’Université d’Alexandrie, en Egypte.

Cette défense publique du mémoire de spécialisation en Anesthésie et Réanimation,  a porté sur le thème : « Comparaison entre clonidine et dexmedetomidine utilisés pour l’hypotension contrôlée au cours de la chirurgie fonctionnelle endoscopique des sinus »

Il est important de noter que l’obtention de ce diplôme représente une plus-value dans la prise en charge des patients qui fréquentent l’HPGRB.

« Cette formation contribue à l’amélioration de la prise en charge anesthésique et médicale péri-opératoire pour la sécurité des patients avant, pendant et après la chirurgie », souligne, le lauréat.

Afin de rendre plus performant son personnel, l’HPGRB envoie son personnel dans plusieurs universités et structures hospitalières des différents pays développés pour plus d’expérience.

Notons que ces années de formation ont été rendues possibles grâce au partenariat entre l’HPGRB, l’université d’Alexandrie et la bourse BEBUC. En attendant son retour, ses collègues de service et confrères, tous convaincus de son savoir faire et dévouement, lui souhaite plein succès au service de la société.

Signalons qu’au cours de cette année 2022, l’HPGRB  a déjà enregistré une dizaine des médecins spécialistes et 4 professeurs docteurs.

HPGRB/CICR : clôture de la troisième cohorte de stage d’immersion

Les violences armées sont à la base des blessures graves et plusieurs handicaps dans nos communautés. Ces personnes touchées par les crises ont droit à des soins médicaux appropriés et de proximité pour reprendre une vie normale. C’est dans ce cadre que l’hôpital provincial général de référence de Bukavu avec le Comité International de la Croix Rouge CICR organise, depuis plusieurs années, de stage d’immersion à l’intention du personnel médical des différents territoires touchés par des conflits armés de la province du Sud-Kivu. Ainsi, dans l’objectif de parler des motivations de la création du stage d’immersion et des ces acquis au service de chirurgie de guerre par l’hôpital et les apprenants, une séance d’échange avec les médias de la place s’est tenue ce mercredi 21 septembre 2022 à l’HPGRB.

6 immergés dont 3 médecins et 3 infirmiers venus des territoires de la province du Sud-Kivu où les conflits armés sont très fréquents viennent de bénéficier d’un stage d’immersion de 3 semaines en vue de  leur doter des nouvelles connaissances qui leur permettront d’être à la hauteur dans l’admission de premiers soins aux blessés de guerre avant tout référencement de ces derniers à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu où les cas compliqués issus des conflits armés sont pris en charge.

Dans leurs témoignages, les stagiaires formés n’ont pas caché leur satisfaction. C’est le cas de John ABUUBUU, médecin immergé par l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu. Il parle des performances acquises durant ces trois semaines de formation

« Je suis très satisfait par rapport à l’encadrement dont a fait montre l’hôpital. Pendant 3 semaines, nous avons été briffés par rapport à la prise en charge spécifique des blessés par balle et j’estime que ces nouvelles expériences vont nous être utiles », confie-t-il

De son côté Prosper Mateba, l’un des infirmiers bénéficiaires de la formation remercie l’hôpital provincial général de référence de Bukavu et le CICR pour les nouvelles connaissances acquises sur l’encadrement du département spécialisé en chirurgie de guerre à l’hôpital  provincial général de référence de Bukavu.

« Nous sommes venus ici sur recommandations du CICR et durant cette période, nous avons acquis des nouvelles connaissances. Et je remercie l’hôpital car je viens de découvrir des nouvelles méthodes à appliquer quand il s’agit de soigner de blessés par armes ».

Par ailleurs, il estime que le manque des certains équipements peut être un handicap dans la mise en application des compétences acquises.

« Certes que les matières apprises sont riches, mais il nous sera difficile de les appliquer car il y a d’équipements médicaux que nous n’avons pas dans nos territoires. Un accompagnement matériel nous aiderait beaucoup », déclare-t-il.

Satisfait des résultats de ce projet, le Médecin directeur de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, le professeur Docteur Guy Mulinganya, a, dans son allocution, remercié son partenaire, le CICR pour son implication dans la réalisation de ce projet tout en appelant les apprenants à mettre les connaissances acquises au service de la population et de transmettre les compétences acquises à leurs équipes respectives.

« L’hôpital se veut un hôpital de recherche. Donc nous devons chercher des solutions aux problèmes que rencontrent nos malades localement et au niveau de toute la province et pourquoi pas la région. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre partenariat avec le comité de la  croix rouge international qui nous a aidé dans la mise à pied de ce programme. Ce programme d’immersion nous permet de participer dans la formation de nos collègues qui sont dans des milieux isolés qui, souvent, nous réfèrent  des malades en état critique… », souligne le Médecin Directeur.

Entre-temps, il recommande la mise en place d’un réseau de prise en charge des malades en vue de permettre une continuité de soins et avoir des bons résultats.

« Il serait impérieux de mettre en place un réseau de prise en charge de malades pour nous garantir une continuité de soins et espérer ainsi à avoir des bons résultats », martèle-t-il.

Tout en louant la qualité de service rendu aux patients, Zongo LASSANE, chef du projet « hôpital » de l’organisation CICR revient sur le cadre d’intervention de cette organisation humanitaire

« Le mandat du CICR est d’apporter assistance et protection à toutes les victimes des conflits armés ou violences. Et vous reconnaitrez que l’Est de la RDC est, depuis plusieurs années, touché par des guerres. C’est dans ce cadre que le CICR en partenariat avec l’Hôpital Provincial prend en charge des blessés des guerres et avec l’expérience, nous avons compris qu’il serait nécessaire de renforcer les capacités des partenaires qui apportent des soins aux victimes des guerres et violences armées », fait remarquer Zongo Lassane.

Ont pris part à ses assises, l’équipe de la direction de l’hôpital dont le médecin directeur, le médecin directeur adjoint, les responsables du département de chirurgie, le CICR ainsi que 11 journalistes de la presse en ligne, radio et télévision de la ville de Bukavu.

 

 

ministre national de la Santé Dr MBUNGANI MBANDA Jean-Jacques

HPGRB : Fier d’exploits rencontrés, le ministre national de la santé encourage le personnel de redoubler les efforts

Sur demande de son Excellence Monsieur l’archevêque de Bukavu François Xavier Maroy, le ministre national de la Santé Dr MBUNGANI MBANDA Jean-Jacques a effectué une visite rapide à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu le lundi 13 juin 2022. Satisfait des réalisations rencontrées, le ministre a promis d’accompagner l’hôpital, car ‘’c’est une structure qui fait la fierté de la province et du pays’’ a-t-il précisé.

C’était aux environs de 11h45’ que son Excellence Monsieur le ministre national de la santé a été accueilli dans les enceintes de l’Hôpital. Guidé par le Médecin Directeur Adjoint et médecin directeur ad-intérim Dr Ghislain Maheshe, au cours d’une visite de 45 minutes , le ministre national de la santé s’est imprégné de l’état d’avancement de l’hôpital  et a promis son accompagnement pour faire de cette structure sanitaire un véritable hôpital de Référence au pays.

« Grande est ma joie de visiter l’Hôpital provincial Général de Référence de Bukavu. Je dois le dire,  il fait la fierté de la province du Sud-Kivu  et du pays. J’encourage le staff médical et paramédical à continuer ce travail impeccable que j’ai eu l’honneur de palper de mes propres doigts,» a reconnu le Ministre national de la santé Dr Mbungani Jean-Jacques.

Touché par les propos du ministre national de la santé, le Médecin Directeur Adjoint, remercie son invité de marque et appelle tout son personnel au travail.

‘’L’HPGRB c’est actuellement une fierté pour toute la province en particulier et de tout le pays en général, nous espérons une réponse favorable quant aux doléances de son personnel dans sa prise en charge par le gouvernement national, mais aussi particulièrement à l’équipe dirigeante car c’est toute la nation qui l’est reconnaissante pour l’œuvre et l’amélioration de qualité des soins dans cette grande institution sanitaire au niveau Provincial,’’ propos du Médecin Directeur Adjoint Dr Ghislain  Maheshe.

Avant son départ, le ministre national de la santé a marqué sa présence en signant dans le livre d’or de l’HPGRB.

HPGRB : La néonatologie, la santé des nouveau-nés au centre de nos préoccupations

La pédiatrie de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu a amélioré suffisamment son plateau technique et les enfants  nouveau-nés bénéficient désormais d’une meilleure prise en charge médicale. Suite à ces avancées significatives, le taux de mortalité a sensiblement baissé. L’unité de la néonatologie à la pédiatrie de l’HPGRB vaut aujourd’hui mieux qu’il y a 5 ans.  

Dans un entretien accordé par le pédiatre Kambale Mbusa Richard , il  s’observe une nette amélioration du plateau technique pédiatrique. Tout a changé, les installations sont désormais modernisées et bien équipées des matériels de dernière génération qui permettent une bonne prise en charge pour sauver ces enfants prématurés.

Patrick Babwine : Bonjour docteur Richard

Dr Richard Kambale : Bonjour cher Patrick

Patrick Babwine : Dr Nous voulons savoir, quelles sont les réalisations (les points frappants au sein de votre service), bref, des spécialités par rapport à d’autres structures sanitaires de la place ?

Dr Richard Kambale : merci pour votre question Monsieur. Nos réalisations s’articulent sur plusieurs volets, notamment :

Le premier volet est, avant tout, un volet préventif. Comme l’adage le dit, il vaut « mieux prévenir que guérir ». Ce volet renferme plusieurs aspects :

  • Tout d’abord nous faisons la consultation systématique de tous les nouveau-nés, 2 jours après leur naissance, pour juger de leur bonne adaptation à la vie extra-utérine. Cette consultation les prépare au retour à domicile ;
  • Pour protéger précocement les bébés contre les infections évitables par la vaccination, une première vaccination systématique des nouveau-nés avec le vaccin BCG et vaccin contre la poliomyélite leur est offerte à la maternité ;
  • Avant le retour à domicile du couple mère-bébé, nous prodiguons à la mère des conseils visant, tant son bien-être que celui du bébé (conseils de puériculture). Nous l’informons sur les problèmes urgents du bébé qui doivent la faire revenir en Néonatologie ;
  • Après le retour du couple mère-bébé à domicile, nous revoyons le bébé, deux semaines après la sortie, pour une nouvelle réévaluation, afin de dépister les différents problèmes rencontrés par la mère à domicile ;
  • Enfin, nous faisons un suivi de tous les nouveau-nés sortis guéris de la Néonatologie, mais qui gardent un certain risque à moyen ou long terme. Il s’agit d’anciens prématurés, des nouveau-nés ayant été réanimés, des nouveau-nés suivis pour ictère (jaunisse), des nouveau-nés avec de grosses infections, etc. Le but de ce suivi est de dépister les anomalies de croissance et de développement psychomoteur et d’y remédier précocement.

Le deuxième volet, c’est le volet curatif : Il s’agit de la prise en charge de tous les bébés malades, notamment :

  • Les bébés prématurés de plus de 28 semaines (plus de 1 kg) ;
  • Les bébés macrosomes (de plus de 4kg) avec certains risques
  • Les bébés nés terme avec asphyxie périnatale (bébés qui n’ont pas crié à la naissance) grâce à la technique d’hypothermie induite de 48 à 72 heures ;
  • Les bébés présentant des infections néonatales ;
  • Les bébés avec ictère néonatal (jaunisse) par la technique de photothérapie ;
  • Les bébés avec malformations congénitales en collaboration avec d’autres spécialités de l’HPGRB (Chirurgie pédiatrique, ORL, Cardiologie, etc.) ;

Le troisième volet de nos réalisations, c’est le volet promotionnel :

Grâce à notre lactarium (banque de lait), nous encourageons les mères qui ont beaucoup de lait à allaiter leurs bébés, mais aussi à en faire don pour les autres mères qui n’en ont pas suffisamment pour diverses raisons. Des examens sont faits sur ce lait pour garantir la sécurité au bébé receveur. Le lait maternel ainsi recueilli est conservé dans des conditions d’asepsie et d’hygiène stricte dans notre lactarium.

En dernier, c’est le volet enseignement et recherche (l’HPGRB une structure favorisant la recherche scientifique) :

Comme hôpital universitaire, nous assurons l’encadrement et la formation des médecins stagiaires et des candidats spécialistes en pédiatrie ; nous offrons aussi un cadre de stage aux futurs infirmiers et sage-femmes de la région pour concilier les différentes théories apprises à l’école à la pratique. Nous menons des recherches sur plusieurs thématiques de la néonatologie.

Patrick Babwine : Pouvez-vous faire une brève présentation de la Néonatologie, la façon dont fonctionne cette unité de la pédiatrie d’une manière claire pour rassurer les lecteurs que tout a changé docteur ?

Dr Richard Kambale : La Néonatologie / HPGRB est une unité de pédiatrie qui prend en charge les enfants de 0 à 28 jours. Pour rendre optimale la prise en charge des bébés, l’Unité de Néonatologie est subdivisée en plusieurs secteurs :

  • Le secteur des nouveau-nés, nés en dehors de l’HPGRB (Outborn) ;
  • Le secteur des nouveau-nés, nés à l’HPGRB (Inborn) ;
  • Le secteur des nouveau-nés infectés ;
  • L’unité kangourou, où les mères allaitent et mettent leur bébé en contact étroit peau à peau contre leur poitrine en vue de leur garantir la chaleur (méthode Kangourou) ;
  • Le secteur mère-bébé A (Salle 11) où se fait le rapprochement entre la mère et le bébé stable mais garde une certaine fragilité. Ce rapprochement vise à renforcer les liens psycho-affectifs entre la mère et le bébé ;
  • Le secteur mère-bébé B (pavillon, salle des mamans césarisées, salle de post-partum) où se fait le rapprochement entre la mère et bébé stable et non fragile, mais qui suit encore les soins en Néonatologie ;
  • Nous intervenons également dans la salle d’accouchement (Pédiatrie en Maternité) dans le cadre de réanimation de nouveau-nés avant leur transfert en Néonatologie ; mais aussi dans le cadre de stabilisation et de la surveillance des nouveau-nés à risque.

Patrick Babwine : Comment est composée votre équipe en termes de potentiel intellectuel ?

Dr Richard Kambale : l’Unité de Néonatologie/HPGRB dispose d’un personnel très compétent constitué de deux pédiatres à compétence Néonatologie, 3 assistants, 8 infirmières puéricultrices et 2 agents de surface.

Patrick Babwine : Pourquoi cette unité a été déplacée vers la maternité et non laissée  auprès de la pédiatrie ?

Dr Richard Kambale : Dans la conception d’une unité de néonatologie, celle-ci doit toujours être située à proximité de la salle d’accouchement. Ainsi donc, ce rapprochement avait un triple objectif :

  • Premièrement, c’est de nous conformer à ce qui est universellement recommandé ;
  • Deuxièmement, c’est garantir au personnel soignant la facilité du travail. Cette proximité nous aide à prendre en charge précocement les bébés après les mesures de réanimation et à intervenir rapidement en maternité pour les bébés à risque.
  • Enfin, cette proximité garantit la sécurité des nouveau-nés en leur évitant l’exposition au froid, à la pluie, ainsi qu’au courant d’air pendant les manœuvres de leur transport de la Maternité vers la Néonatologie.

Patrick Babwine : Quelle est la capacité d’accueil pour les nouvelles installations de votre service ?

Dr Richard Kambale : L’Unité de Néonatologie a une capacité d’accueil de 20 nouveau-nés. Cependant, compte tenu du fait que les nouveau-nés stables sont suivis auprès de leurs mères dans différents secteurs au compte de la Néonatologie, notamment en salle 11, au pavillon clinique, en  salle des mamans ayant accouché par voie basse (salle de post-partum), et en salle des mamans ayant accouché par césarienne, cette capacité avoisine 40 nouveau-nés.

Patrick Babwine : Quelles sont les grandes avancées enregistrées au sein de votre service comparativement aux 5 années passées.

Dr Richard Kambale : Ces avancées sont :

  • L’acquisition d’un nouveau bâtiment de Néonatologie, plus large que le précédent, et communiquant directement avec la Salle d’accouchement et la Maternité ;
  • Le renforcement du personnel soignant avec plusieurs compétences ;
  • Le renforcement du plateau technique ;
  • La banque de lait (lactarium)
  • La collaboration avec les partenaires de l’Université de Liège (Belgique) dans le cadre d’actualisation de nos différents protocoles des soins, recyclage du personnel et renforcement en matériels de soins.

 

Patrick Babwine : Les lecteurs patients/ clients, peuvent-ils avoir une connaissance sur vos programmes respectifs de consultations ?

Dr Richard Kambale : Oui

Pour Dr Richard KAMBALE :

  • Lundi : Consultation externe en Clinique B
  • Mardi, mercredi et jeudi : consultation des nouveau-nés de 2ème jour de vie, avant leur retour à domicile ;
  • Mercredi : Consultation externe systématique de la 2ème semaine des nouveau-nés nés ou suivis à l’HPGRB
  • Vendredi : Consultation externe en Clinique A (pédiatrie générale)

Dr Serge ZIGABE :

  • Jeudi : Consultation externe en Clinique B
  • Lundi, mercredi et vendredi : consultation des nouveau-nés de 2ème jour de vie, avant leur retour à domicile ;
  • Mercredi : Consultation externe systématique de la 2ème semaine des nouveau-nés nés ou suivis à l’HPGRB
  • Mardi : Consultation externe en Clinique A

 

Patrick Babwine : disposez-vous de ressources matérielles nécessaires capables de prendre en charge ces nouveau-nés au sein de votre service ?

Dr Richard Kambale : effectivement le service est fortement équipé en matériel de pointe.  Nous disposons de :

  • Matériels d’aspiration et d’oxygénation (aspirateur, sondes, bocal) ;
  • Matériels de réanimation de nouveau-nés (table de réanimation avec source de chaleur, chronomètre, aspirateur, sondes, ambu, masques, laryngoscope, pince de Magill, canules, etc.),
  • Matériels de réchauffement des nouveau-nés (tables chauffantes, couveuses) ;
  • Matériels de refroidissement des nouveau-nés avec asphyxie périnatale (cool pack) ;
  • Matériels de nébulisation des nouveau-nés (nébuliseurs, masques) ;
  • Matériels de photothérapie pour tous les bébés avec jaunisse ;
  • Lactarium avec matériels nécessaires pour l’alimentation des nouveau-nés de faible poids de naissance (tire-laits, centrifugeuses, matériels de pasteurisation, microscope, frigo, congélateurs, four micro-ondes…)
  • Matériels de surveillance des nouveau-nés en détresse vital (scope)

Nous rappelons à nos lecteurs que Dr Kambale poursuit sa recherche dans le domaine de la nutrition infantile. Il a des spécialités en : Pédiatrie générale, Nutrition pédiatrique, maladies infectieuses pédiatriques, ainsi qu’en Néonatologie.

Patrick Babwine : Merci docteur kambale pour votre collaboration et surtout pour cet entretien plus riche

Dr Richard Kambale : C’est moi qui vous remercie et je salue tout le personnel de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu ainsi que tous nos lecteurs.

L’installation des panneaux photovoltaïques réduit le délestage de charge dans divers services clés de l’HPGRB

La transition énergétique à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, un ouf de soulagement pour les patients en province du Sud-Kivu et ses environs. Soucieux d‘améliorer les conditions de travail, de pallier efficacement à la problématique de délestages dans certains services clés de l’HPGRB, ainsi que réduire la consommation des énergies fossiles, la direction a investi des moyens plus importants pour équiper l’hôpital des systèmes photovoltaïques. Tous ces mécanismes lui permettent d’améliorer la qualité des soins à offrir aux patients, mais aussi de réduire sensiblement le taux de mortalité qui serait dû au manque de l’énergie électrique.

Avec l’acquisition de ces panneaux solaires, les blocs opératoires, les soins intensifs, la néonatologie et dans d’autres services plus importants équipés en appareils biomédicaux fonctionnent désormais sans arrêt 24H/24 et 7J sur 7 et cela réduit le taux de mortalité.

L’HPGRB étant une institution d’intérêt public, il a doté à tous ses départements et services d’un dispositif automatique des panneaux solaires pour qu’ils soient capables de répondre aux attentes des patients dans la communauté.

Les soins médicaux ne se donnaient pas comme il le faudrait à cause des coupures intempestives du courant. Des interruptions brusques déstabilisent le personnel soignant et les malades. Avec ces panneaux, les courant est permanent, car  il y a inversion automatique en cas de désagrément dû au courant électrique et vous ne pouvez pas le voir à l’œil nu. Certains appareils Biomédicaux tombaient en panne à la suite des interruptions brusques du courant et maintenant tout est assurer,’’ nous a rassuré l’Ir Balzac Alimwinja responsable électricien de l’HPGRB.

A en croire, l’alimentation de l’hôpital en photovoltaïque diminue sensiblement le coût sur la consommation du courant électrique et de gasoil dans ses générateurs. Elle  permet également d’éviter l’usure de certains engins électriques et des générateurs de l’hôpital. Plus d’une centaine de panneaux solaires suspendus sur les toits et des batteries capables de fournir de l’énergie pendant plus de 12 heures de temps sont acquis sur fond propre de l’hôpital en collaboration avec DPA.

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Chacune des unités de stockage a une durée de vie utile capable de contrôler à la fois la charge et la libération d’énergie de chacune des batteries. Tout est prévu pour garantir un approvisionnement continu et autonome en électricité dans le souci d’améliorer la qualité de soins aux patients.

Signalons que l’HPGRB utilise trois sources d’énergies permanentes pour son approvisionnement entre autres : ses générateurs, du courant électrique de la SNEL et l’approvisionnement en panneaux  solaires.