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Daniel Mayeri, un nouveau expert pour renforcer notre prise en charge : spécialiste en anatomie et cytologie pathologiques

Le parcours du Dr GARHALANGWANAMUNTU MAYERI Daniel s’est forgé à travers une quête inébranlable de rigueur et d’humanité, et surtout d’abnégation au travail. Alors qu’il vient à peine de finaliser sa spécialisation en anatomie et cytologie pathologiques, il a accepté de partager son cheminement, ses doutes et l’adrénaline qui accompagne le moment crucial du diagnostic final. Découvrez l’un des piliers de l’HPGRB, un homme qui donne une voix aux cellules.

Avant toute chose, qui est le Dr Daniel GARHALANGWANAMUNTU MAYERI ?

Le Dr Daniel GARHALANGWANAMUNTU MAYERI est le fils du regretté MAYERI Sébastien et de KAJIBWAMI Marie, tous deux enseignants. Médecin pathologiste (anatomopathologiste) et titulaire d’un Master de spécialisation en santé publique (MPH), il a obtenu son diplôme en médecine générale à l’Université Catholique de Bukavu il y a plus de dix ans. Depuis, il exerce en tant qu’enseignant et chercheur. En 2021, il a obtenu son master de spécialisation en santé publique à l’École Régionale de Santé Publique de Bukavu. Par la suite, il a poursuivi une spécialisation en anatomie et cytologie pathologique, d’abord à l’University of KwaZulu-Natal en Afrique du Sud, puis à l’Université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou. Enfin, il a complété sa formation par un diplôme de médecine spécialisée à l’Université de Reims en France. Il est co-lauréat du prix AUCAM 2020, qui a conduit à plusieurs publications scientifiques, et membre de plusieurs sociétés savantes, telles que la Société burkinabè de Pathologie, la Société Française de Pathologie et le College of American Pathologists.

Le choix de la spécialité : la Vocation. Pourquoi avoir choisi une spécialité sans contact direct avec le patient ?

Mon choix pour cette spécialité repose sur plusieurs raisons. Tout d’abord, son rôle central dans le diagnostic. L’anatomie pathologique est la référence diagnostique pour de nombreuses maladies, telles que les cancers, les maladies inflammatoires, infectieuses et génétiques. Ainsi, le fait que les décisions thérapeutiques dépendent des résultats anatomopathologiques a été un facteur déterminant dans mon choix pour cette spécialité.

Ensuite, cette discipline est à la fois intellectuelle et scientifique, intégrant un raisonnement ainsi qu’une corrélation entre les aspects cliniques, radiologiques et biologiques. Elle possède une forte dimension scientifique, notamment à travers la biologie moléculaire, l’immunohistochimie et la génétique.

Enfin, bien que le médecin pathologiste n’ait pas de contact direct avec les patients, son travail a un impact concret sur leur prise en charge. Le pathologiste collabore étroitement avec les cliniciens en oncologie, en chirurgie, lors des réunions de concertation pluridisciplinaire (RCP), etc.”

Le déclic : Quel a été le moment ou le cas clinique marquant durant votre internat qui a confirmé votre passion pour l’analyse des tissus et des cellules ?

De nombreux faits marquants peuvent être évoqués, parmi lesquels se trouve le cas d’un patient présentant une masse tumorale que les cliniciens pensaient être maligne (un cancer). Cependant, notre analyse histopathologique a révélé qu’il ne s’agissait pas d’une véritable tumeur, mais d’une pseudo-tumeur d’origine infectieuse. Ce qui était particulièrement réjouissant, c’est qu’au moment où tout le monde s’inquiétait, nous avons pu leur dire : « Il n’y a rien de grave, ne vous inquiétez pas, un simple traitement antibiotique suffira ! »

Quel sentiment prédomine aujourd’hui ? Je suis très content aujourd’hui d’être pathologiste après un parcours de titan dicté par un travail de longue haleine.”

Le quotidien : Comment vivez-vous le fait que vos comptes rendus dictent souvent des décisions thérapeutiques lourdes, le cas des pathologies cancéreuses ?

“Cela nous appelle chaque fois à la responsabilité, à la rigueur et à être plus méticuleux car le pathologiste n’a pas droit à l’erreur. Imaginez le désastre qui pourrait survenir si un pathologiste affirme qu’il n’y a pas de cancer alors qu’il y en a réellement, et que le patient revienne quelques mois plus tard avec des cancers secondaires disséminés dans tout son organisme. Je vous laisse imaginer la suite …

Depuis un certain temps, dans nombreuses régions du monde, l’IA transforme radicalement votre métier. La voyez-vous comme un assistant qui automatise les tâches répétitives ou comme une menace pour l’expertise humaine ?

Avec l’avancée de la technologie et l’introduction de l’IA en Anatomopathologie, l’IA n’est ni une menace directe pour l’expertise humaine ni un simple gadget : elle s’impose surtout comme un assistant puissant qui aide dans l’automatisation de tâches répétitives, à condition d’être bien encadrée.

L’IA n’est pas une menace en ce que l’interprétation anatomopathologique repose sur une intégration complexe : clinique, imagerie, contexte thérapeutique, pièges morphologiques. De plus, la responsabilité médicale reste humaine car l’IA ne signe pas de compte rendu.”

Préférez- vous toujours le microscope traditionnel ou l’examen sur des automates de haute définition ?

Le choix entre microscope optique traditionnel et automates de numérisation en haute définition (pathologie numérique) en Anatomopathologie ne se fait pas en opposition mais en complémentarité .

Le meilleur choix dépend surtout du contexte d’usage. Par exemple, on reconnaît encore à l’heure actuelle de la numérisation des points forts du microscope traditionnel comme la qualité visuelle immédiate, la réactivité maximale. Ce genre de microscope constitue un outil idéal pour des diagnostics difficiles ; en cytologie et dans l’identification de détails morphologiques subtils.

Par contre, la pathologie numérique est actuellement excitante en ce qu’elle aide dans la télé -pathologie avec possibilité d’avis d’expert à distance, elle intègre directement l’IA pour les comptages, les quantifications et la détection ; et elle est excellente pour l’enseignement et la recherche.

Le message aux patients : Si vous devez dire une chose aux patients qui ne voient jamais votre visage mais dont vous tenez les tissus entre vos mains, quelle sera-t-elle ? S’il était question de parler de vision personnelle et autres astuces de motivation.

“Une chose à leur dire : nous sommes leur héros dans l’ombre. Nous serons toujours là pour eux pour pouvoir préciser là où les autres suspectent !

Où vous voyez-vous dans cinq ans dans cette discipline ?

Comme praticien hospitalier et enseignant, je me vois être un grand chercheur dans la discipline.

Quelle est selon vous la qualité humaine pour devenir un bon pathologiste ?

Pour devenir un bon pathologiste, il faut être curieux, avoir l’amour du travail bien fait, être rigoureux et méticuleux.”

Quel message d’espoir donneriez-vous aux étudiants qui craignent que l’IA ne remplace le médecin, pour leur prouver que l’œil humain reste irremplaçable ?

Comme mentionné précédemment, le message d’espoir est qu’il ne faut pas s’inquiéter. L’intelligence artificielle n’est qu’un puissant assistant pour l’homme dans l’accomplissement de certaines tâches, sans jamais remplacer le regard humain.

La Cheffe des opérations du CICR en visite à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu

L’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) a accueilli, ce mercredi 12 novembre 2025, la cheffe des opérations du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) basée à Kinshasa.

Dernière référence pour la prise en charge des blessés par armes dans l’Est de la République Démocratique du Congo, l’hôpital a présenté à la délégation, ses projets et ses installations.

Après un entretien avec la direction et les membres du comité de gestion, notamment ceux du programme de chirurgie des blessés par armes, la visite s’est poursuivie par un tour des infrastructures sous la conduite de l’HPGRB

La cheffe des opérations, Stéphanie Eller, Cheffe des Opérations du CICR en RDC, a également découvert le chantier du futur centre de formation en chirurgie. Réalisé grâce à l’appui du CICR, ce projet vise à renforcer les capacités locales dans la prise en charge chirurgicale d’urgence et traumatique.

Cette visite témoigne de l’engagement constant de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu et du CICR à améliorer la qualité des soins et à soutenir la population de l’Est de la RDC. Notons qu’à cette occasion, la Cheffe des Opérations du CICR a procédé à la donation symbolique de matériels de simulation du Pôle de Formation Chirurgical au Directeur de l’HPGRB et au Doyen de la faculté de médecine de l’Université catholique de Bukavu.

29 0ctobre 2025: Journée mondiale de lutte contre l’AVC

Le 29 octobre marque la journée mondiale de lutte contre l’AVC.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une urgence médicale qui se produit lorsque le flux sanguin vers une partie du cerveau est interrompu, ce qui peut entraîner des lésions cérébrales. Il existe deux types principaux d’AVC : l’AVC ischémique, qui est causé par un caillot sanguin, et l’AVC hémorragique, qui résulte de la rupture d’un vaisseau sanguin. Il est essentiel de reconnaître rapidement les signes d’un AVC pour limiter les dégâts.

Les causes de l’AVC sont multiples. Parmi les facteurs de risque, on trouve l’hypertension artérielle, le diabète, le tabagisme, l’obésité et un mode de vie
sédentaire. D’autres éléments, comme l’âge, les antécédents familiaux et certaines maladies cardiaques, augmentent également le risque. Pour prévenir les AVC, il est important de gérer ces facteurs de risque, notamment en adoptant un mode de vie plus sain.

Les symptômes d’un AVC peuvent être repérés grâce à l’acronyme FAST : Face (visage) : un affaissement d’un côté du visage ; Arms (bras) : difficulté
à lever un bras ; Speech (parole) : discours confus ou difficulté à parler ; Time (temps) : il est crucial d’agir rapidement en appelant les services
d’urgence. D’autres signes peuvent inclure des maux de tête soudains, des troubles de la vision ou des vertiges.

Les conséquences d’un AVC peuvent être très graves et varient selon la gravité et la localisation de l’accident. Les patients peuvent souffrir de paralysie,
de troubles de la parole, de problèmes cognitifs et d’une baisse de la qualité de vie. La réhabilitation est souvent nécessaire et peut inclure des thérapies
physiques, occupationnelles et de la parole pour aider les patients à retrouver leur autonomie.

La prévention des AVC repose sur des actions proactives. Adopter un mode de vie sain est fondamental : une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes
et céréales complètes, ainsi qu’une activité physique régulière, peuvent réduire considérablement le risque. Il est également important de surveiller régulièrement sa pression artérielle et son taux de cholestérol, et de consulter un médecin pour un suivi approprié.

En résumé, la lutte contre l’AVC nécessite une sensibilisation accrue, une identification rapide des symptômes et une prévention active. En adoptant des habitudes de vie saines et en surveillant les facteurs de risque, il est possible de diminuer l’incidence de cette maladie grave et d’améliorer la santé cérébrale de la population.

Médecine aigüe à l’HPGRB : trois services, une mission pour sauver des vies, chaque seconde

Au Sud-Kivu, l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, occupe une place de choix. Il est le principal hôpital de niveau tertiaire de l’Est de la RDC, offrant des soins de qualité à la population du Sud-Kivu et d’ailleurs.
Nous découvrons ce jour le département de médecine aiguë

Petite Historique du département

Le département de Médecine Aiguë a été créé en 2022 pour répondre aux besoins croissants en soins critiques dans la région. composé de 3 services préexistants : Urgences, Soins Intensifs et Bloc Opératoire, il assure la prise en charge des patients en état critique nécessitant une surveillance continue et rapprochée.

Rôle+Mission

Ce département prend en charge les urgences médicales graves, telles que les détresses respiratoires, les états de choc, les infections sévères et les complications métaboliques aiguës, assurant une prise en charge rapide et efficace. En plus des urgences médicales graves, il prend également en charge, les situations chirurgicales et traumatiques.

Équipe et expertise

L’équipe est composée de médecins formés en soins intensifs et réanimation, d’infirmiers qualifiés, d’anesthésistes et d’autres techniciens. Cette équipe pluridisciplinaire assure une prise en charge optimale des patients.

Infrastructures et équipements
Dans ses trois services, le département de médecine Aiguë de l’HPGRB détient des équipements d’assistance modernes permettant une bonne prise en charge des patients, en passant par les urgences jusqu’à l’unité de soins intensifs.
Aux soins intensifs par exemple, nous trouvons des moniteurs multiparamétriques pour la surveillance instantanée, la radiographie numérique, ECG et EEG, des appareils d’assistance tels que : respirateurs fixes et mobiles, des défibrillateurs automatiques et semi-automatiques, des appareils pour la dialyse intensive (qui est une innovation première dans la région est de la RDC).
Il est à noter que le département de médecine aigüe de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu figure parmi les rares hôpitaux de la RDC qui mettent à la disposition de patients, l’hémodialyse intensive.

A titre informatif, L’hémodialyse intensive est une technique de remplacement rénal qui augmente la fréquence et/ou la durée des séances d’hémodialyse. Elle est utilisée pour éliminer les déchets, l’excès de liquide et les toxines du sang lorsque les reins ne fonctionnent plus correctement.

Dans tous les coins de l’hôpital, des chariots de réanimation sont positionnés pour une prise en charge rapide des patients

Au bloc opératoire, nous disposons des machines d’anesthésie et des équipements nécessaires pour l’anesthésie locorégionale, du matériel pour la scopie dans divers domaines de la chirurgie.

En cas d’Urgences, nos ambulances équipées en matériel d’assistance et de réanimation sont disponibles 24h sur 24 pour répondre aux besoins de familles en détresse.
Vous pouvez contacter l’ambulance au +243843520351 et les urgences au +243853721111

Une alimentation énergétique fonctionnelle 24h/24 garantit une continuité des soins sans interruption.

Des patients nous témoignent
Je suis venue de Shabunda, j’ai fait plusieurs mois ici car mon état était très critique. Je suis très contente, satisfaite de la qualité de soins que j’ai reçu ici à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu. Les médecins et tout le personnel étaient bienveillant. J’avais déjà perdu tout espoir en une possible guérison, mais grâce à leur professionnalisme et l’aide de Dieu, je m’en suis sortie. Je ne quoi dire…Que Dieu les bénisse et qu’ils continuent ainsi“, déclare, toute émue, une centenaire avant sa sortie de l’hôpital.

Défis et perspectives

Le département fait face à des défis tels que l’afflux important de patients et les besoins en plus d’équipements spécialisés. Cependant, grâce à l’engagement du personnel, de la Direction et au soutien de partenaires, des progrès notables sont réalisés chaque année.

Tout en assurant la relève et en renforçant les capacités du système de santé provincial, le département vise à devenir une référence en soins d’urgence et intensifs dans la région.

JIF 2023 : l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu réitère son engagement

Après la marche organisée par la patronne du genre au Sud-Kivu, la journée a allié une réflexion sur l’état sécuritaire du pays.

Unis autour du thème axé sur la non balkanisation à l’est de la RDC, cette journée du 8 mars a permis  de renforcer les liens entre les membres du personnel, et de cultiver le sentiment d’appartenance indispensable à la réussite des projets hospitaliers. 

Marquée par d’importants moments d’échanges, c’est un ensemble commun et homogène qui a animé  les discussions, sans distinction de grades ou quelques positions que ce soit, durant tout l’après-midi. Médecins, infirmières, direction, administratifs, filles de salles, assistants techniques, ce sont tous accordés pour joindre leur voix à l’appel du comité des femmes de l’HPGRB pour la marche de paix. 

Cette marche a permis aux femmes et filles de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu de dire non au plan de balkanisation de la République démocratique du Congo, implorant le retour d’un climat de paix à l’est du pays. 

Comme disait Ellen Johnson Sirleaf: “si vos rêves ne vous font pas peur, ils ne sont pas assez grand”.A 8h30 précise, heure de départ, les femmes ont enclenché d’un pas serein la marche qui est partie de la place MUNZIHIRWA jusqu’à la place de l’indépendance. Captivées par des discours centrés autour d’un seul message: «pour une paix durable, non au plan de balkanisation de notre cher pays, la République démocratique du Congo.».

Ensuite, elles se sont réunies dans les enceintes de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, en vue de communier avec toutes les femmes. Le climat n’étant pas à la fête pour cette énième édition de la journée internationale des femmes comme à  l’accoutumée, mais plutôt à  la réflexion sur des sujets qui tiennent à cœur, notamment la situation sécuritaire à l’est du pays.

Notons que l’HPGRB est une institution en phase avec les défis modernes qui participe tout aussi à la promotion de la femme. A ce jour, l’hôpital compte quelque 250 femmes, toutes qualifiées dans leurs domaines respectifs et dévouées aux malades. L’hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu est en phase de restructuration dans le cadre de son plan d’action et en plein processus de changement de comportements. 

Le but est d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients. Il est donc important de mettre en place une politique d’accompagnement du personnel, qui passe par une communication adéquate avec tous les acteurs. Ainsi, l’approche adoptée permet au personnel d’exprimer satisfactions et craintes quant à l’avenir.

Avec assurance, ce beau moment se renouvellera l’an prochain avec un hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu meilleur qu’aujourd’hui et cela pour le bien de la population de la province du Sud-Kivu et de ses environs !

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