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Yearly Archives: 2023

Journée internationale des premiers secours : La médecine aiguë de l’HPGRB, une unité efficacement impliquée dans ces pratiques.

L’humanité célèbre le 14 septembre  de chaque année la journée internationale des premiers secours. 
Les premiers secours reprĂ©sentent l’ensemble des techniques d’aides apportĂ©es aux personnes victimes d’un accident, d’une catastrophe, d’un problème de santĂ© ou encore d’un problème social compromettant Ă  court terme leur Ă©tat de santĂ©.

A Bukavu au Sud-Kivu, peu de gens sont outillĂ©s en des pratiques de premiers secours, pourtant très indiquĂ©s pour sauver dans une certaine mesure les vies des patients, tout en optimisant le  rĂ©tablissement de ces derniers.

“Malheureusement ici chez nous Ă  Bukavu en particulier et en RDC en gĂ©nĂ©ral, la communautĂ© ne sait pas faire grand- chose pour poser les premiers gestes d’assistances, bien qu’elles nĂ©cessitent des prĂ©alables. Des aspects comme la sĂ©curitĂ©, la protection et l’appel Ă  l’aide doivent entrer en ligne de compte. Celui qui secourt doit s’assurer de sa sĂ©curitĂ© s’il y a eu un Ă©boulement dans une zone, il ne doit pas s’exposer. Pour sa protection, Ă  des endroits oĂą il a eu accidents, il doit s’assurer que le milieu prĂ©sente des balises Ă  titre d’exemple, avant de faire un appel Ă  l’aide aux professionnels du domaine pour la suite de la prise en charge. ” Explique Dr. Guy-Quesney Mateso Mbale, MĂ©decin urgentiste et intensiviste Ă  l’HPGRB.

Le Dr Mateso

Quels gestes doit-on poser pour assister en premiers secours les nécessiteux ?

Le chef du département de la médecine aiguë de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) renchérit ;

“En cas de saignement, la plus grande action c’est de stopper l’hĂ©morragie Ă  travers une compression, un packing, garrots et autres. En cas d’étouffement, se placer sur le cĂ´tĂ© et lĂ©gèrement en arrière de la victime. Soutenir le thorax avec une main puis pencher la victime vers l’avant. Donner de 1 Ă  5 claques vigoureuses dans le dos, entre les deux omoplates avec le talon de la main ouverte. “

Et d’ajouter ;

“Si la personne est dans l’inconscience et que l’on craigne une certaine lĂ©sion au niveau du cou, faites des gestes simples sans mobiliser son cou pour libĂ©rer les voies respiratoires en surĂ©levant la mâchoire. Étendre la tĂŞte en surĂ©levant le ventre si on est sĂ»r qu’il n’y a aucune lĂ©sion. On peut aussi placer la personne en position latĂ©rale de sĂ©curitĂ©. Ceci, en le faisant coucher d’un cĂ´tĂ© pour faire en sorte que les sĂ©crĂ©tions au niveau de la bouche sortent et tombent par terre sans aller vers les voies respiratoires. Il y a aussi une situation oĂą le patient a un problème de battement du cĹ“ur. LĂ  aussi, on lance la chaĂ®ne de survie en usant du dĂ©fibrillateur automatisĂ© externe pour rĂ©animer le nommĂ©.”  Dit-il.

Bref, le Dr. Mateso, secrétaire du staff médical de l’hôpital provincial souhaite qu’un accent particulier soit mis sur la sensibilisation aux pratiques des premiers secours dans les communautés. 
Il rassure cependant que le département de médecine aiguë de l’HPGRB à travers ses acteurs, déploie d’énormes efforts pour apporter l’assistance voulue à de nombreux patients qui foulent les installations de cette structure en situation sanitaire préoccupante.


Le 13 septembre est commémorée à travers le monde, la journée contre la septicémie autrement dit le sepsis.  

L’ HPGRB et la facultĂ© de mĂ©decine de l’UCB travaillent d’arrache-pied avec d’autres partenaires dans le domaine de la santĂ© dont la GIZ pour un vaste projet Ă  travers l’Afrique subsaharienne sur le sepsis. 

Ce flĂ©au qui affecte plus de 30 millions de personnes et entraĂ®ne entre 6 et 11 millions de dĂ©cès chaque annĂ©e Ă  travers le monde avec un risque de doubler ces chiffres d’ici 2050 avec le vieillissement de la population. Selon l’OMS et le CDC, l’Afrique serait le continent le plus affectĂ© et particulièrement les nouveau-nĂ©s et les enfants.

Le sepsis est considĂ©rĂ© aujourd’hui par les spĂ©cialistes comme une urgence vitale car son Ă©volution est imprĂ©visible, souvent rapide, entrainant une dysfonction de plusieurs organes. Ceci mène inĂ©luctablement vers la mort si une prise en charge adĂ©quate n’est pas immĂ©diatement entreprise, renseigne le docteur Mateso Guy-Quesney, responsable du dĂ©partement de la mĂ©decine aiguĂ« Ă  l’HPGRB. 

La JournĂ©e mondiale contre le sepsis a pour but de sensibiliser le grand public et les dĂ©cideurs sur le danger qu’impose ce majeur problème de santĂ© publique mais Ă©galement sur les moyens simples et moins coĂ»teux pour prĂ©venir les infections qui constituent le primum movens de tout Ă©tat septique. 

C’est quoi donc le sepsis ? 

Le terme  sepsis (anciennement appelĂ© septicĂ©mie pour dire putrĂ©faction Ă  travers le sang selon la dĂ©finition du mĂ©decin français Pierre Piorry en 1837) dĂ©signe l’ensemble des consĂ©quences nĂ©fastes causĂ©es par la rĂ©action inappropriĂ©e de notre système de dĂ©fense (système immunitaire) face aux diverses agressions microbiennes qui causent les infections. Ce qui entraĂ®ne une dysfonction des organes vitaux comme le cĹ“ur, le foie, les reins, le système circulatoire et le cerveau, et la mort si la prise en charge n’est pas adĂ©quate. 

Tous les microbes pathogènes sont susceptibles de causer un Ă©tat de sepsis. Les bactĂ©ries sont souvent la raison principale des Ă©tats septiques. C’est pourquoi dans la prise en charge, les antibiotiques sont couramment utilisĂ©s. En Afrique, le paludisme grave (comme la malaria cĂ©rĂ©brale) est causĂ© par un parasite nommĂ© Plasmodium farciparum, qui est une forme particulière de sepsis. Il en est de mĂŞme pour certaines infections occasionnĂ©es par des virus particuliers comme le SARS-Cov-2, responsable du Covid-19 qui entraĂ®ne une rĂ©ponse inappropriĂ©e du système immunitaire de certaines personnes en crĂ©ant un ouragan cytokinique qui est responsable de la destruction brutale de la structure naturelle de certains organes vitaux comme les pouvons. Ce qui mène rapidement vers une insuffisance respiratoire responsable de la mort. Les personnes vivant avec des maladies dĂ©bilitantes comme le VIH, les cancers ou celles soumises Ă  des traitements agressifs comme les greffĂ©s d’organes sous immunosuppresseurs sont parfois victimes de sepsis causĂ© par des champignons. 

Quels sont les signes qui permettent de reconnaître un sepsis ? 

Le docteur Mateso nous informe qu’il n’y a pas des signes pathognomoniques du sepsis. Le diagnostic du sepsis est le fruit des consensus qui ont Ă©voluĂ© Ă  travers le temps.             En effet, la première dĂ©finition a Ă©tĂ© acceptĂ© au bout du consensus SEPSIS 1 de 1990 et qui associĂ© Ă  une infection (toux, coma, brĂ»lures mictionnelles, diarrhĂ©es etc..), la prĂ©sence d’au moins deux d’Ă©lĂ©ments suivants :

– une fièvre (tempĂ©rature corporelle Ă©levĂ©e) 

– une tachycardie (rythme cardiaque rapide) 

– une tachypnĂ©e (rythme respiratoire rapide) 

– ou hyperleucocytose (augmentation anormale des cellules de dĂ©fense dans le sang circulant). 

Et quand, Ă  ce tableau clinique s’ajoutait une hypotension (baisse de la pression artĂ©rielle), on parlait de sepsis sĂ©vère voire de choc septique (stade ultime avant la mort). 

Mais depuis 2016, cette dĂ©finition a Ă©tĂ© abandonnĂ©e Ă  l’issue du consensus SEPSIS 3 et remplacĂ©e par celle qui tient compte du score de SOFA ou score qui Ă©value la dysfonction d’organes vitaux (cerveau, appareil circulatoire, reins poumons et foie) soit quantitativement (nombre d’organes affectĂ©s) soit qualitativement (la profondeur de la dysfonction de chaque organe affectĂ©). 

 Au Sud-kivu et particulièrement Ă  l’HGRB, le sepsis dans ses formes graves qu’on appelle communĂ©ment Ă©tat de choc septique est responsable de la moitiĂ© de cas des dĂ©cès tant pour les nouveau-nĂ©s, les enfants en pĂ©diatrie que chez les adultes et reste donc la cause principale de dĂ©cès dans notre milieu. Entre 10 Ă  12 % d’admissions pour sepsis arrivent en Ă©tat très critique avec dĂ©faillance d’au moins un organe et nĂ©cessite une admission aux soins intensifs.

Selon le docteur Mateso, cet ensemble de complications dues Ă  une infection peuvent ĂŞtre Ă©vitĂ©es en adoptant et en recourant aux gestes simples de contrĂ´le et de prĂ©vention d’ infections (PCI) tant dans la communautĂ© que dans le milieu hospitalier. Et le plus simple de ces gestes, c’est le LAVAGE DES MAINS. 

“N’importe quelle infection peut conduire Ă  un sepsis, d’oĂą il est vivement conseillĂ© de recourir Ă  des professionnels bien qualifiĂ©s suivant la pyramide sanitaire prĂ´nĂ©e par le ministère de la santĂ© de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo et surtout d’Ă©viter la pratique d’automĂ©dicamentation et les centres antipoison non certifiĂ©s. “;

” Nous disposons actuellement d’une Ă©quipe, d’appareils  et des mĂ©dicaments pour la surveillance et la prise en charge efficaces des malades victimes d’Ă©tats septiques. Et cela nous a permis d’enregistrer des rĂ©sultats dont nous sommes fiers, car le taux de mortalitĂ© par sepsis a Ă©tĂ© rĂ©duit de moitiĂ© sur les 5 dernières annĂ©es dans tous les dĂ©partements de l’HPGRB”.                                                                                                 

Les défis majeurs dans la prise en charge             

Au vu de ce qui prĂ©cède, les vĂ©ritables dĂ©fis Ă  surmonter, restent entre autres, les situations de transfèrement tardif. Car la majoritĂ© des malades qui meurent dans le tableau de sepsis arrivent tardivement en Ă©tat de dĂ©faillance multiorganique et dont la surveillance et la prise en charge sont  très lourdes en termes d’explorations biologiques (examens de laboratoire), radiologiques (scanner, radiographie standard, Ă©chographie, IRM), endoscopiques, etc. et de supplĂ©ances : assistance respiratoire par respirateur, l’assistance rĂ©nale par la dialyse, l’assistance circulatoire et cardiaque par des amines vasoactives, etc. Or la plupart des malades admis dans un Ă©tat de sepsis sont les plus dĂ©munis. Et d’ailleurs les rescapĂ©s de sepsis sont pour la majoritĂ©, jusqu’Ă  60%, ceux qui n’arrivent pas Ă  honorer leurs factures envers l’hĂ´pital”, renseigne-t-il.

En moyenne, les malades victimes de sepsis passent entre 10 et 15 jours d’hospitalisation Ă  cause d’un sĂ©jour en rĂ©animation et surtout par le fait qu’ils doivent recevoir des antibiotiques Ă  fortes doses par la voie veineuse.

Au vu de ce qui prĂ©cède, l’HPGRB en appelle Ă  une conscience collective, Ă  des efforts communs pour mener une guerre contre toutes les formes d’infections responsables du sepsis. 

Enfin, il serait impĂ©rieux que l’État permette Ă  toutes les couches de la population d’accĂ©der aux soins de qualitĂ© et cela dans le temps.


Plus de 10 ans de mariage entre le CICR et l’HPGRB dans la prise en charge des blessĂ©s par armes

Le médecin directeur de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) qualifie le partenariat de la structure sanitaire qu’il dirige avec le Comité International de la Croix Rouge (CICR) d’un mariage réussi.

Le Prof. Dr. Guy Mulinganya l’a fait savoir ce 6 septembre 2023, lors d’un point de presse tenu à l’hôpital provincial en marge de la célébration du 10ème anniversaire du partenariat qui lie ces deux institutions.

Satisfait de l’apport bĂ©nĂ©fique engendrĂ© au cours des dernières annĂ©es, le MĂ©decin Directeur de I’HPGRB,  a remerciĂ© le CICR pour la franche collaboration menĂ©e par le dynamisme et pragmatisme des deux entitĂ©s. 

« Je qualifie les 10 ans de cet accord d’un mariage réussi parce que nos résultats sont satisfaisants. Nos équipes composées notamment des chirurgiens ont vite assimilé les capacitations des agents du CICR dans la prise en charge des blessés par armes. Aujourd’hui, des habitants venus de Bukavu et ses environs bénéficient à nul prix de ces expertises. Le nombre a atteint en ces jours plus de 3000 bénéficiaires.

En bref, ce partenariat permet une meilleure coordination de la prise en charge des personnes en souffrance suite aux blessures par armes blanches et Ă  feu. Ceci par la prĂ©vention et le suivi de cette population nĂ©cessitant un recours systĂ©matique Ă  une hospitalisation. Il prend Ă©galement en charge les enfants non accompagnĂ©s. A ceux-lĂ , s’ajoutent les prisonniers pour des urgences vitales.  Donc, notre convention de 10 ans dont le premier contrat fut signĂ© en 2013 marque un lien très fort entre nos deux organisations et leur volontĂ© d’aider les personnes en difficultĂ©, tant sur le plan mĂ©dical que psycho-social. »Explique -t-il.

Pour sa part Lassane Zongo Chef de projet Hospitalier au CICR renchérit;

« (…) En 2012, l’Est de la République Démocratique du Congo avait été secoué par des atrocités. Au regard de son mandat de protection et d’assistance des vulnérables, le CICR était intervenu d’abord à Ndosho à Goma avant de fouler Bukavu via l’hôpital provincial pour la prise en charge des blessés par armes. Peu avant, c’est le personnel de cette organisation humanitaire qui intervenait dans les chirurgies. Par la suite, les traitants de l’HPGRB avaient pris le lead à travers des formations qui leurs avaient été transmises. Aujourd’hui, nous sommes fiers que notre structure ait aidé et nous espérons que nous n’allons pas nous arrêter à ce niveau » Fait-il savoir.

Fort de cette synergie, un projet de construction d’un centre de formation en chirurgie des blessés par armes au sein de l’hôpital provincial est actuellement en gestation.

Aussi, il importe de signaler que ces assises ont connu la participation d’une quinzaine de professionnels de mĂ©dias, des agents du CICR dont Rodrigo Lopez, responsable du PĂ´le de Formation Chirurgicale. 

Le MĂ©decin Directeur Adjoint (MDA) de cet Ă©tablissement sanitaire public de  l’HPGRB, le Dr Ghislain Maheshe et le doyen de la facultĂ© de mĂ©decine de l’UniversitĂ© Catholique de Bukavu(UCB), le Dr Manix Masimango y ont Ă©galement participĂ©.

9 Septembre, Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF)

La journĂ©e mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fĹ“tale (SAF) est l’occasion de rappeler Ă  la conscience collective, que toute consommation d’alcool pendant la grossesse est sujette Ă  des risques importants pour l’enfant Ă  naĂ®tre. C’est aussi une aubaine pour conscientiser et  mobiliser le grand public et les professionnels concernĂ©s par les problĂ©matiques de santĂ©, face aux sĂ©quelles potentielles d’une exposition prĂ©natale Ă  l’alcool.

CommĂ©morĂ©e le 09 septembre de chaque annĂ©e, cette sensibilisation mĂ©rite que l’on y accorde de l’attention en vue d’une meilleure prĂ©vention. Il convient de noter, que malgrĂ© la prĂ©conisation d’abstinence totale pendant la grossesse, la consommation d’alcool concerne plusieurs femmes. Elle est Ă  l’origine de troubles irrĂ©versibles pour l’enfant Ă  naĂ®tre, dont Ă  l’extrĂŞme, le syndrome d’alcoolisation fĹ“tale (SAF). 

Les risques liĂ©s Ă  la consommation d’alcool pendant la grossesse n’Ă©tant pas suffisamment pris en compte. Ce phĂ©nomène pourtant prĂ©sent affecte un nombre consĂ©quent  de femmes. Ainsi, la mĂ©connaissance de l’effet de l’alcool sur le fĹ“tus, quel que soit le moment de la grossesse, pose un rĂ©el problème de santĂ© publique.

A quoi renvoie le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) et quelles sont les conséquences d’une consommation d’alcool pendant la grossesse ?

Le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) est la conséquence d’une consommation d’alcool pendant la grossesse sur le futur bébé. L’alcool bu par la mère lors de sa grossesse passe dans le sang du fœtus et affecte sa croissance. Cela peut entraîner des difficultés d’apprentissage, des troubles de la mémoire ou du comportement.

Pendant la grossesse, la consommation d’alcool multiplie les risques de fausse couche par 3 et un accouchement prĂ©maturĂ© par 2. La concentration en alcool dans le sang du fĹ“tus devient aussi Ă©levĂ©e que dans celui de la mère. L’alcool transmis au fĹ“tus est Ă©liminĂ© lentement car son foie est insuffisamment dĂ©veloppĂ©. 

Pour Ă©viter tout risque pour la santĂ© du bĂ©bĂ©, il est recommandĂ© aux femmes enceintes de s’abstenir totalement de toute consommation d’alcool dès le dĂ©but de leur grossesse et pendant toute sa durĂ©e.

En séjour à Bukavu, le Docteur Étienne Penlap Temedie, coordonnateur  santé CICR à Kinshasa a rendu une visite de courtoisie aux responsables de l’ HPGRB mercredi 18 août 2023.

Lors de sa visite, il s’est entretenu avec le Prof. Docteur Guy Mulinganya et le Docteur Ghislain Maheshe, respectivement MĂ©decin Directeur et  MĂ©decin Directeur Adjoint de l’ HĂ´pital Provincial GĂŞnĂ© de RĂ©fĂ©rence de Bukavu (HPGRB).

Ils ont eu des Ă©changes “positifs” au tour du partenariat qui lie leurs institutions respectives et la vision lointaine de leurs activitĂ©s. 

Pour rappel, l’ Est de la RD Congo reste secouĂ©e par des violences causĂ©es par des hommes armĂ©s notamment dans les territoires de la province du Sud-Kivu et les coins chauds de la ville de Bukavu.
C’est ainsi que depuis plus de 10 ans, l’ HPGRB et le CICR unissent leurs efforts afin de permettre aux blessés par armes blanches et/ou à feu d’acceder aux soins de santé de qualité.

La délégation du CICR a loué l’engagement et le savoir faire de l’ Hôpital Provincial dans la prise en charge des blessés par armes.

«ce projet évolue et c’est en grande partie grâce à votre engagement. La prise en charge des blessés par arme est dans le mandat du CICR, mais elle n’est pas directe. La prise en charge directe est assurée par l’ Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu et il est à féliciter», souligne le Dr. Étienne Penlap avant de poursuivre

«ce que l’on souhaite est que les ressources globales soient facilement mobilisables. On aimerait aussi que le pool de formation chirurgicale soit installé bientôt. Aussi pour ce projet, je dois souligner que l’engagement de l’ Hôpital Provincial est une grande motivation pour la poursuite des projets », renchérit-il.

De son coté, le Médecin Directeur de l’ HPGRB, le Prof. Dr Guy Mulinganya n’a pas manqué de remercier le CICR pour sa contribution dans la prise en charge des malades;

«Nous collaborons avec le CICR dans plusieurs domaines et nous souhaitons que ce partenariat puisse durer au bénéfice de nos malades. Au délà de la prise en charge, on a une unité de stérilisation, un charroi automobile et le plus important c’est le transfert des compétences. Je dois dire que ce projet arrive au bon moment car il permet à tout le personnel et aux autres départements d’ être plus enthousiastes. C’est un grand avantage pour nous. Avec ce projet on fera encore mieux», fait-il savoir.

L’ HPGRB aspire à devenir une structure sanitaire de référence au niveau régional. C’est ainsi qu’il reste optimiste quant aux bons résultats du projet de formation chirurgicale.

«…Avec le projet d’immersion, l’effet sur la prise en charge des malades est impressionnant. Leur conditionnement avant le transfert facilite la tâche Ă  nos Ă©quipes. Ce qui intrigue avec cette formation est que tous les Ă©lĂ©ments autour de l’acte chirurgical sont pris en compte. Il n’ y a pas que les chirurgiens qui sont visĂ©s, mĂŞme l’anesthĂ©siste, l’infirmier du bloc et mĂŞme la stĂ©rilisation des matĂ©riels…Avec ce projet de formation en chirurgie, le CICR nous accompagne dans notre pas vers le futur hĂ´pital rĂ©gional auquel nous aspirons car nous avons besoin d’une main d’ Ĺ“uvre forte, formĂ©e et qualifiĂ©e»

Avant leur séparation, l’ équipe a entamée une visite guidée dans différents locaux de l’ hôpital, en passant par l’ imagerie, les urgences, le bloc opératoire, les salles où sont internés certains patients pris en charge par le CICR. Ils ont par la suite fait un tour à l’ amphithéâtre de la faculté de l’ UCB où les prestataires de santé sont formés sur les soins primaires d’urgences pour chuter par le terrain qui abritera le centre de formation chirurgicale.