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Author Archives: Byemba Gloire

Journée mondiale du rein 2026: “la santé rénale pour tous”

Chaque année, la Journée mondiale du rein nous rappelle l’importance d’un organe trop souvent négligé jusqu’à l’apparition d’un problème. En 2026, les actions menées à l’occasion de cette journée visent à renforcer la sensibilisation aux maladies rénales, promouvoir le dépistage précoce et diffuser des mesures pratiques de prévention.

La Journée mondiale du rein a lieu chaque année le deuxième jeudi de mars. Elle s’est tenue hier 12 mars, et a ete marquée par des campagnes de sensibilisation, et des actions ciblées à travers le monde.

Les reins jouent un rôle important dans l’évacuation de déchets et l’excès de liquide du sang. Ils aident à la régulation de la pression artérielle, l’équilibre des électrolytes et participent à la fabrication des globules rouges.

Une altération de leur fonction entraîne l’accumulation de toxines et peut conduire à des complications graves. L’insuffisance rénale chronique (IRC) progresse souvent sans symptôme aux stades précoces ; lorsqu’elle devient symptomatique, des lésions importantes sont parfois déjà présentes. C’est pourquoi la prévention et le dépistage sont essentiels.

Causes et facteurs de risque les plus fréquents

  • Diabète : l’hyperglycémie prolongée endommage les petits vaisseaux des reins et est la première cause d’IRC dans de nombreux pays.
  • Hypertension artérielle : une pression artérielle mal contrôlée altère progressivement la fonction rénale.
  • Obésité : favorise le diabète et l’hypertension et augmente la charge de travail des reins.
  • Maladies cardiovasculaires : un cœur qui fonctionne mal réduit l’apport sanguin rénal et compromet la filtration.
  • Infections rénales répétées : les pyélonéphrites récidivantes peuvent laisser des cicatrices irréversibles.
  • Antécédents familiaux : certaines maladies rénales ont une prédisposition génétique.
  • Usage prolongé et non surveillé d’analgésiques ou d’anti‑inflammatoires : peut nuire aux tissus rénaux sur le long terme.

Signes et symptômes à surveiller

Aux premiers stades, il n’y a souvent aucun symptôme. Quand la maladie progresse, on peut observer :

  • fatigue, faiblesse, perte d’appétit, nausées, vomissements ;
  • gonflement (jambes, chevilles, visage) lié à la rétention d’eau ;
  • modifications de l’urine : urine mousseuse (protéinurie), sang dans les urines, diminution ou augmentation anormale du volume ;
  • essoufflement, crampes musculaires, démangeaisons, troubles du sommeil ;
  • tension artérielle élevée difficile à contrôler. Si vous présentez l’un de ces signes, consultez un professionnel de santé.

Dépistage et examens recommandés

Les personnes à risque (diabète, hypertension, antécédents familiaux, obésité, maladies cardiovasculaires) devraient bénéficier d’un dépistage régulier comprenant :

  • dosage de la créatinine sanguine et calcul du débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR) ;
  • mesure de la protéinurie : albuminurie sur bandelette ou rapport albumine/créatinine (ACR) sur urine ;
  • contrôle de la pression artérielle et de la glycémie ;
  • bilan lipidique si nécessaire.

Un dépistage simple et précoce permet souvent de ralentir la progression de la maladie.

Mesures pratiques de prévention

  • Contrôler strictement le diabète (glycémie/HbA1c) et l’hypertension ;
  • Maintenir un poids santé, pratiquer une activité physique régulière et suivre une alimentation équilibrée, pauvre en sel et en sucres simples ;
  • Limiter et surveiller l’usage d’anti‑inflammatoires et d’analgésiques en vente libre ; consulter un professionnel avant les prises prolongées ;
  • Traiter rapidement les infections urinaires et suivre les recommandations médicales;
  • Cesser de fumer et modérer la consommation d’alcool ;
  • Effectuer des bilans rénaux réguliers si vous avez des facteurs de risque ou des antécédents familiaux.

Que faire si vous êtes à risque ou inquiet ?

Parlez à votre médecin traitant pour demander un bilan rénal de basen (créatinine/eGFR, ACR) et un suivi adapté. Le dépistage précoce et la prise en charge des facteurs de risque (diabète, hypertension, obésité) réduisent fortement le risque d’évolution vers l’insuffisance rénale terminale nécessitant dialyse ou transplantation.

Ainsi, la Journée mondiale du rein est l’occasion de se rappeler que la santé rénale se protège au quotidien. Sensibilisation, dépistage précoce et adoption de comportements préventifs peuvent sauver des reins et améliorer la qualité de vie.

Prévenir la conjonctivite : mise en garde et précautions.

La conjonctivite est une cause fréquente de rougeur oculaire.

Cette maladie est fréquemment rapportée ces dernières semaines dans des coins de la RDC à savoir Kinshasa, Lubumbashi, Goma et Bukavu.

Caractérisée par la membrane muqueuse transparente et lubrifiante qui recouvre la surface extérieure de l’œil, la conjonctivite est composée de deux parties. La conjonctive bulbaire qui recouvre le globe, et la ‘conjonctive tarsienne’, qui tapisse la surface intérieure de la paupière. Affectant des personnes de tout âge, de toute origine démographique ou de tout statut socio-économique. De nombreux cas aigus sont généralement diagnostiqués par des non-ophtalmologues.

Bien qu’elle soit généralement spontanément résolutive et qu’elle entraîne rarement une perte de vision, il est essentiel d’exclure d’autres causes d’yeux rouges menaçant la vue lors de l’évaluation d’une conjonctivite. Phénomène que l’on pourrait qualifier d’épidémique du fait de son apparition à certaines périodes de l’année et touchant plusieurs personnes, cette maladie peut avoir de graves complications.

Selon le Dr Déo Ngoma Basedeke, ophtalmologue à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) cette maladie est tellement contagieuse qu’elle touche plus d’une personne dans certains ménages, et se transmet par contact avec les sécrétions de l’œil d’une personne infectée à une autre.

 Notons que les signes de la conjonctivite sont la rougeur des yeux, la fièvre, du larmoiement, des écoulements qui peuvent provoquer des croûtes sur les cils durant la nuit, sans douleur ou perte de vision importante.

Face à cette maladie, chacun y va de sa formule pour se soigner ce que déconseille ce spécialiste et chef du service d’ophtalmologie de l’HPGRB qui, dès lors, encourage les malades à consulter un médecin parce que la conjonctivite non soignée ou mal soignée peut conduire à des complications qui peuvent devenir extrêmes. Cela peut aller d’un ulcère à la perte complète de la vue.

Dr Basedeke renseigne cependant que les malades atteints traités à l’hôpital provincial s’en sortent grâce à l’expertise des ophtalmologues de l’HPGRB.

Ainsi, parmi les quelques mises en garde et précautions à prendre, figurent notamment :

  • La conjonctivite purulente, qui est généralement causée par des bactéries, donnant à l’œil un aspect rosâtre ou rougeâtre, et provoquant un écoulement blanchâtre ou jaunâtre, qui rend les paupières collantes ou rouges et suscite un inconfort de l’œil. On la traite à l’aide d’antibiotiques (des gouttes ou un onguent) qui empêchent la transmission de la maladie.
  • La conjonctivite non purulente se produit lorsque le globe oculaire est rosâtre ou rougeâtre, mais que l’écoulement est clair et liquide et que l’inconfort est léger ou même inexistant. Elle est généralement attribuable à un virus ou à un autre irritant (une allergie ou l’exposition à un produit chimique comme le chlore d’une piscine). Les gouttes antibiotiques ne fonctionnent pas contre ce type de conjonctivite.
  • Essuyer les larmes ou l’écoulement de l’œil de l’intérieur vers l’extérieur, toujours dans le même sens. Utiliser une partie propre du mouchoir chaque fois que vous touchez l’œil.
  • Laver soigneusement les mains  
  • Ne pas partager vos serviettes ou vos débarbouillettes, car elles peuvent transmettre la maladie.

Plus de 10 ans de mariage entre le CICR et l’HPGRB dans la prise en charge des blessés par armes

Le médecin directeur de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) qualifie le partenariat de la structure sanitaire qu’il dirige avec le Comité International de la Croix Rouge (CICR) d’un mariage réussi.

Le Prof. Dr. Guy Mulinganya l’a fait savoir ce 6 septembre 2023, lors d’un point de presse tenu à l’hôpital provincial en marge de la célébration du 10ème anniversaire du partenariat qui lie ces deux institutions.

Satisfait de l’apport bénéfique engendré au cours des dernières années, le Médecin Directeur de I’HPGRB,  a remercié le CICR pour la franche collaboration menée par le dynamisme et pragmatisme des deux entités. 

« Je qualifie les 10 ans de cet accord d’un mariage réussi parce que nos résultats sont satisfaisants. Nos équipes composées notamment des chirurgiens ont vite assimilé les capacitations des agents du CICR dans la prise en charge des blessés par armes. Aujourd’hui, des habitants venus de Bukavu et ses environs bénéficient à nul prix de ces expertises. Le nombre a atteint en ces jours plus de 3000 bénéficiaires.

En bref, ce partenariat permet une meilleure coordination de la prise en charge des personnes en souffrance suite aux blessures par armes blanches et à feu. Ceci par la prévention et le suivi de cette population nécessitant un recours systématique à une hospitalisation. Il prend également en charge les enfants non accompagnés. A ceux-là, s’ajoutent les prisonniers pour des urgences vitales.  Donc, notre convention de 10 ans dont le premier contrat fut signé en 2013 marque un lien très fort entre nos deux organisations et leur volonté d’aider les personnes en difficulté, tant sur le plan médical que psycho-social. »Explique -t-il.

Pour sa part Lassane Zongo Chef de projet Hospitalier au CICR renchérit;

« (…) En 2012, l’Est de la République Démocratique du Congo avait été secoué par des atrocités. Au regard de son mandat de protection et d’assistance des vulnérables, le CICR était intervenu d’abord à Ndosho à Goma avant de fouler Bukavu via l’hôpital provincial pour la prise en charge des blessés par armes. Peu avant, c’est le personnel de cette organisation humanitaire qui intervenait dans les chirurgies. Par la suite, les traitants de l’HPGRB avaient pris le lead à travers des formations qui leurs avaient été transmises. Aujourd’hui, nous sommes fiers que notre structure ait aidé et nous espérons que nous n’allons pas nous arrêter à ce niveau » Fait-il savoir.

Fort de cette synergie, un projet de construction d’un centre de formation en chirurgie des blessés par armes au sein de l’hôpital provincial est actuellement en gestation.

Aussi, il importe de signaler que ces assises ont connu la participation d’une quinzaine de professionnels de médias, des agents du CICR dont Rodrigo Lopez, responsable du Pôle de Formation Chirurgicale. 

Le Médecin Directeur Adjoint (MDA) de cet établissement sanitaire public de  l’HPGRB, le Dr Ghislain Maheshe et le doyen de la faculté de médecine de l’Université Catholique de Bukavu(UCB), le Dr Manix Masimango y ont également participé.

9 Septembre, Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF)

La journée mondiale de sensibilisation au syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF) est l’occasion de rappeler à la conscience collective, que toute consommation d’alcool pendant la grossesse est sujette à des risques importants pour l’enfant à naître. C’est aussi une aubaine pour conscientiser et  mobiliser le grand public et les professionnels concernés par les problématiques de santé, face aux séquelles potentielles d’une exposition prénatale à l’alcool.

Commémorée le 09 septembre de chaque année, cette sensibilisation mérite que l’on y accorde de l’attention en vue d’une meilleure prévention. Il convient de noter, que malgré la préconisation d’abstinence totale pendant la grossesse, la consommation d’alcool concerne plusieurs femmes. Elle est à l’origine de troubles irréversibles pour l’enfant à naître, dont à l’extrême, le syndrome d’alcoolisation fœtale (SAF). 

Les risques liés à la consommation d’alcool pendant la grossesse n’étant pas suffisamment pris en compte. Ce phénomène pourtant présent affecte un nombre conséquent  de femmes. Ainsi, la méconnaissance de l’effet de l’alcool sur le fœtus, quel que soit le moment de la grossesse, pose un réel problème de santé publique.

A quoi renvoie le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) et quelles sont les conséquences d’une consommation d’alcool pendant la grossesse ?

Le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) est la conséquence d’une consommation d’alcool pendant la grossesse sur le futur bébé. L’alcool bu par la mère lors de sa grossesse passe dans le sang du fœtus et affecte sa croissance. Cela peut entraîner des difficultés d’apprentissage, des troubles de la mémoire ou du comportement.

Pendant la grossesse, la consommation d’alcool multiplie les risques de fausse couche par 3 et un accouchement prématuré par 2. La concentration en alcool dans le sang du fœtus devient aussi élevée que dans celui de la mère. L’alcool transmis au fœtus est éliminé lentement car son foie est insuffisamment développé. 

Pour éviter tout risque pour la santé du bébé, il est recommandé aux femmes enceintes de s’abstenir totalement de toute consommation d’alcool dès le début de leur grossesse et pendant toute sa durée.

Mission de consultation et d’opération de la cataracte

Début de la mission de consultation et d’ opération de la cataracte.

Ce lundi 3 juillet, la première étape a consisté en une énième consultation des patients programmés à l’ opération par le Prof Dr Ahmed Mentwally Sedeek venu de l’Egypte.

L’ophtalmologue visiteur a été secondé par deux autres de L’hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) à savoir les Drs Ngoma Basedeke Déo et Nshokano Simba Gloria.

Drs Déo et Gloria

Pour rappel, du 3 au 8 juillet 2023, des patients seront soumis à l’opération de la cataracte sans cicatrice (Phacoémulsification).

Sachant que la cataracte est une opacité progressive du cristallin provoquant la cécité ou une vision affaiblie.

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