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16 patients parmi lesquels 7 femmes ont été opérés lors de la mission d’Otologie à l’HPGRB.

Le service d’Otorhinolaryngologie(ORL) de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu(HPGRB) a effectué une mission du 18 au 26 décembre 2024.

Au total près de 150 patients ont été consultés pendant cette période dont 16 soumis aux interventions chirurgicales  parmi lesquels  5 enfants.

Le Dr Ahmed Hesham venu d’Egypte en collaboration avec le Prof. Dr. Patrick Balungwe et Dr Edouard Mudekereza de l’HPGRB, tous des chirurgiens-ORL et notre équipe infirmière ont travaillé d’arrache-pied pour offrir des soins appropriés aux nombreux patients venus consulter.

« Les patients que nous avons reçus ont été soumis à deux types de traitement selon les pathologies qu’ils présentaient. Il s’agit du traitement médical pour certains et chirurgical pour d’autres.  Pour la chirurgie, nous avons appliqué d’une part une chirurgie ouverte avec une petite incision (ouverture) derrière l’oreille et la chirurgie fermée, endoscopique ou dite encore sans cicatrice à l’aide d’une mini-caméra. Nous réalisions avec notre invité une moyenne de 3 chirurgies par jour avec une durée de 4 heures chacune. Après les interventions, des malades étaient retenus entre 1 et 4 jours à l’hôpital pour l’observation. Quelques jours après les interventions, tous ces patients soignés pendant cette mission évoluent bien. Les plaies opératoires commencent à cicatriser pour certains, les ablations des fils de suturés ont été faites pour d’autres en attendant l’examen d’audiologie qui intervient en général 3 mois après l’intervention » Explique le Professeur Balungwe.

COMMENT LES SOINS S’ORGANISENT AU SEIN DU SERVICE ORL POUR CEUX QUI N’ONT PAS ÉTÉ SOIGNÉS PENDANT LA MISSION ?

« Les gens doivent savoir que quand nous avons un invité venu de l’Etranger dans n’importe quel département de l’HPGRB, c’est plus pour les échanges d’expériences. Même après leur départ, les soins se dispensent sans aucune faille. Le service d’ORL de l’HPGRB par exemple a de nos jours 2 spécialistes et des médecins-spécialisant. Nous recevons donc nos malades du lundi au vendredi de 7h30 à 17h et le samedi de 7h30 à 12h. Tous les patients qui gardent leurs problèmes d’audition, de bourdonnement, d’écoulement, de douleurs d’oreilles et d’autres pathologies ayant trait à la gorge, nez, sont priés de passer au service d’ORL de notre hôpital situé à quelques mètres de la place de l’indépendance pour le déclenchement de leur processus de prise en charge » ajoute ce professionnel de santé.

Répondant aux questions de la cellule de communication de l’HPGRB à l’issue de la mission, le Dr Ahmed HESHAM loue le travail que toute l’équipe ORL a abattu pendant son séjour. Ce dernier félicite l’équipe dirigeante pour l’équipement doté à ce service rendant ainsi plus professionnel le processus de soins à l’endroit des habitants venus de Bukavu et ses périphéries.

Même son de cloche pour Mr Bisimwa, un patient qui souffrait d’un problème d’otite moyenne avant son intervention. Celui-ci a loué le dynamisme et l’engagement de toute la grande équipe impliquée dans ses soins, attestant lors de notre échange après intervention qu’il se porte nettement mieux qu’avant et continue sans aucune difficulté son processus de soins.

Poursuite de la mission de prise en charge des maladies de l’oreille à l’HPGRB (18 au 28 décembre 2024).

Du 18 au 28 décembre 2024, le service d’Otorhinolaryngologie(ORL) de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) effectue une mission de prise en charge médicale et chirurgicale des maladies de l’oreille.

En collaboration avec le Dr Ahmed Hesham spécialiste en otologie venu tout droit d’Egypte, des chirurgiens-ORL à l’HPGRB dont le Prof. Dr. Patrick Balungwe et le Dr Edouard Mudekereza travaillent d’arrache-pied pour fournir des soins aux nombreux patients enregistrés dans ce service du département de spécialités.

« Je suis déjà arrivé depuis maintenant 5 jours et content d’être ici pour la prise en charge des problèmes d’otologie des patients. Le climat de travail est appréciable, la salle d’opération bien équipée rendant ainsi possible un travail de qualité. En général, les chirurgies de l’oreille durent entre 2 à 3 heures. Donc pendant mon séjour, nous allons opérer une vingtaine de malades. Après, d’autres qui restent seront sans doute soignés par les spécialistes d’ici à l’hôpital Provincial. Ils ont également des compétences requises pour de tels traitements. Nous allons nous rassurer que tous les patients qui se présentent pendant cette mission sont consultés et que le processus de leur traitement est déclenché, autant que ceux qui viendront après d’ailleurs » dit à la cellule de communication de l’HPGRB le Dr Ahmed Hesham.

Il importe de signaler que le service d’Otorhinolaryngologie(ORL) enregistre toujours à son secrétariat les malades aux problèmes d’audition, de bourdonnement, d’écoulement et de douleurs d’oreilles. Nous vous reviendrons dans un bref délai quant à l’issue de ces séances intenses de travail dans cette unité de l’hôpital.

Entre temps, pour plus d’informations, appelez gratuitement au +24385371111 ou nous écrire sur hpgrbuk@gmail.com.

La Commission Sociale de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu assiste 14 personnes malades guéris sortis non sortis.

la joie

Selon l’Abbé Protais Hamuli, il s’agit d’un geste de compassion aux familles meurtries, mais qui témoignent de la volonté de quitter l’hôpital malgré quelques problèmes financiers qui touchent de nombreuses familles lorsqu’une maladie frappe à la porte.

 «Il y a beaucoup de patients qui restent à l’Hôpital pour non-paiement des factures, nous comptons sur la  bienveillance des cœurs généreux pour nous permettre de bien mener notre mission caritative ».

La commission sociale croit qu’avec l’apport de tout un chacun, les autres cas des patients guéris « sortis non sortis » peuvent regagner leurs domiciles en toute dignité.

En outre, elle fait savoir que des mesures exceptionnelles sont prises par le Comité de Direction et les finances en faveur des patients les plus vulnérables et ceux qui paient progressivement leurs factures.

De leur part, les bénéficiaires de ce geste, n’ont pas caché leur satisfaction

 « Je dis grand merci à l’Hôpital Provincial pour tout. J’ai accouché d’un enfant prématuré et cela fait 5 mois depuis que je suis là. J’avais reçu une facture de 1000 dollars, j’avais déjà payé 700 et aujourd’hui la commission sociale vient de payer le reste, vraiment, que Dieu vous bénisse et continuez ainsi. Je remercie et félicite mon époux qui a tout fait pour payer l’avance. Je conseille aux autres sortis non sortis de faire comme nous en payant progressivement leurs factures des soins, c’est important », fait savoir Cinama Ndusha, mère d’un enfant prématuré, larmes aux yeux.

De son côté, Mushagalusa Simba Gentil renchérit

« Mon enfant a fait environ 4 mois en soins intensifs, je suis venu ici avec elle, ils l’ont traité sans rien demander tout ce temps. Il me restait 300 dollars et je me demandais où est-ce que je pouvais trouver cette somme, mais grâce à Dieu, l’on vient de m’annoncer que mon enfant peut sortir…vraiment, ma femme et moi sommes très contents et reconnaissants »

Plusieurs malades guéris restent à l’HPGRB pour non-paiement des factures des soins, c’est le cas de Judith Nyakasane

« J’ai déjà 6 mois ici, mais je remercie Dieu car certaines d’entre nous vont regagner leurs maisons grâce aux efforts communs avec la commission sociale de l’Hôpital. Moi j’ai accouché par césarienne et mon enfant est suivi à la néonatologie. J’ai la foi que je vais aussi sortir avec l’aide des personnes généreuses. Je m’efforce de payer peu à peu ma facture, malgré mon handicap et je pense que tout le monde doit s’efforcer aussi pour permettre à l’Hôpital de bien faire son travail. Si ils ne paient pas, d’où sortiront les médicaments pour soigner les autres et où seront accueillis les nouveaux malades ? », déclare Judith Nyakasane, avant de renchérir « je ne suis pas riche, je n’ai pas de connaissance avec quiconque, mais la façon dont les médecins se soucient de mon enfant Joseph Miradi, vraiment je confirme que l’Hôpital Provincial c’est le réparateur de l’homme. La façon dont tout le personnel se soucie de mon enfant malgré mon handicap, ça prouve leur sens d’humanisme”

Selon l’état financier et le rapport du service d’Administration des patients de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu à la date du  8/10/2024, 104 personnes dont 45 femmes, 22 enfants et 37 hommes n’ont pas payé leurs factures dont le montant total est d’environ 93000 dollars américains.

 Notons que l’HPGRB reçoit chaque jour des patients qui viennent des territoires du Sud-Kivu ou des coins reculés de la ville de Bukavu, et la plupart arrive dans un état très critique, et leur prise en charge implique des moyens conséquents.

Vieillir avec un cerveau en bonne santé : quid? Comment prévenir les démences ?

L’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, HPGRB en collaboration avec l’Université Catholique de Bukavu organise une conférence ayant pour thème : Vieillir avec un cerveau en bonne santé : quid ? Comment prévenir les démences ?

Au cours de cette conférence à la quelle est convié le corps médical de l’Hôpital Provincial principalement ainsi que les étudiants en Médecine, l’oratrice du jour,  la Professeure docteur Joëlle Chabwine va partager les progrès remarquables en médecine qui ont abouti à l’allongement de l’espérance de vie ainsi que les avantages que cela comporte.

Au sommaire, la prof Chabwine renseigne que les dernières décennies de cette longue vie sont marquées par une charge non négligeable de plusieurs maladies ou facteurs de risques interférant avec une maladie primaire notamment, le trouble ou déclin cognitif d’où la raison d’être de cette conférence.

Ce 17 juillet 2024, à l’amphithéâtre Stanislas-Haumont de l’UCB (dans l’auditoire de Doc 3) ; elle retracera  les déterminants et les enjeux du vieillissement  en bonne santé, tout en parcourant les facteurs  de risque modifiables  des dépenses, et par la même occasion, présenter  le concept émergeant de prise en charge multidisciplinaire, faisant consensus dans le domaine des dépenses ces derniers siècles.

Avant d’être Professeure visiteuse à l’UCB dans la faculté de Médecine à l’UCB, Joelle Chabwine a fait ses études  de Médecine à l’UCB. Ensuite, elle a obtenu un PhD en Neurophysiologie fondamentale à la KU Leuven en Belgique, qu’elle a complété par une spécialisation  clinique en Neurologie aux Hôpitaux Universitaires  de Genève et au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois en Suisse. 

A ce jour, elle est médecin à l’Hôpital de Moutier et enseignante  à l’Université de Fribourg où elle donne des enseignements théoriques et pratiques en Neurologie et en Neuroscience. Elle  est superviseur de plusieurs thèses (PhD et Master) dont celle du Docteur Baguma Marius, Neurologue à l’HPGRB.

Notons qu’il y a quelques années, elle a initié et conduit un projet de recherche sur le Konzo qui lui a permis de superviser la thèse du Professeur Baguma.

Après près de 18 mois passés au service des patients de l’HPGRB, Rodrigo Lopez présente ses adieux

Ancien responsable du pool de formation chirurgicale CICR, Rodrigo Lopez a œuvré avec une grande partie du personnel de l’HPGRB et plus particulièrement celle du bloc. A son départ, il a évoqué l’expérience vécue à l’HPGRB et en a profité pour adresser quelques mots à tout le personnel.
Ci-après les propos recueillis par la cellule de communication de l’HPGRB.

CELLCOM : Monsieur Rodrigo, vous avez travaillé ici à l’Hôpital Provincial depuis près de 18 mois, peut-on savoir ce qui vous a le plus marqué ?
Rodrigo : je suis arrivé à l’hôpital le 13 janvier 2023. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’engagement. Ce n’est pas seulement l’équipe de la Direction, mais tout le monde ici est engagé. Que ça soit les infirmiers au bloc opératoire ; ici on ne fait pas les choses juste pour le faire ; mais parce qu’il faut effectivement donner La meilleure qualité des soins possible aux patients.

CELLCOM : au-delà, qu’avez-vous remarqué d’autres ?
Rodrigo : il y a le travail d’équipe et de collaboration, le partage, la communication. Je me souviens, il y a quelques semaines, nous étions en formation sur la gestion basée sur les résultats avec un formateur venu de Genève, Stéphane ; mais il n’était pas passé à l’Hôpital depuis 30 ou 20 ans, quelque chose comme ça. Et à son départ il m’a dit que connaître l’état actuel de l’HPGRB vient donner de l’espoir. Et tout le travail que l’on fait a du sens. Ça sert à quelque chose, ce ne sont pas des choses qui partent. Vous voyez, parfois on fait des projets qui ne vont dans rien, mais ici on peut voir que ça en vaut la peine. Et cela nous donne de l’espoir et le courage de continuer.

De gauche à droite, Rodrigo Lopez ancien Responsable du pool de formation chirurgical CICR et Guy Mulinganya, Médecin Directeur de l'HPGRB

CELLCOM : comment pouvez-vous évaluer cette collaboration entre l’HPGRB et le CICR ?
Rodrigo : de ce partenariat entre le CICR et l’HPGRB, nous avons trouvé pas mal d’organisations et on a trouvé les meilleurs ; on a reçu les plus pertinentes pour le contexte. Je pense que pendant 18 mois, on a eu plus de 400 participants et presque 20 formations. Je pense que ce chiffre montre le travail efficace que l’on peut réaliser avec moins de ressources. Le travail d’équipe et de collaboration a permis d’arriver à l’ampleur des résultats atteints.

CELLCOM : un autre mot à adresser à l’Hôpital Provincial ?
Rodrigo : je connais pas mal d’hôpitaux en Afrique et je peux dire que l’HPGRB est un hôpital remarquable, incroyable, vraiment. Et en fait, si on croit, on peut faire de grandes choses et on y arrive. En tout cas, ça, c’est le principal message pour l’hôpital.

CELLCOM : et pour finir, il y a-t-il un autre message à ajouter ?
Rodrigo : Merci beaucoup. J’ai beaucoup appris. Je suis anesthésiste à la base. Alors, la clinique, je la connais bien, mais…la gestion des projets, se mettre en question, être flexible,… ce sont des choses que j’ai apprises parmi vous. Merci beaucoup pour tous ces apprentissages.
Notons que dans le cadre du partenariat qui lie l’HPGRB au CICR, un centre de formation en chirurgie des blessés par armes blanches et à feu est en cours d’implantation à l’HPGRB. Un projet qui connaitra également l’intervention de l’UCB (Université Catholique de Bukavu).