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VIRUS EBOLA: PREVENIR ET AGIR FACE A LA MALADIE

La maladie à virus Ebola est une infection rare, mais qui nécessite une attention particulière. Elle se transmet principalement lors d’un contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les sécrétions d’une personne malade, ainsi qu’avec des objets ou surfaces contaminés. Notre objectif est d’informer le public de manière claire afin de permettre une détection précoce et une prise en charge rapide, dans des conditions de sécurité adaptées.

  • Reconnaître les signes d’alerte

Les symptômes peuvent apparaître entre 2 et 21 jours après une exposition. Les signes les plus fréquents sont :

– une forte fièvre d’apparition soudaine,

– une grande fatigue,

– des maux de tête,

– des douleurs musculaires,

– des vomissements ou une diarrhée.

Dans certains cas, des saignements peuvent également être observés.

  • Que faire en cas de symptômes ?

Si vous présentez des symptômes et pensez avoir été exposé au virus :

1.Restez chez vous et limitez les contacts avec votre entourage.

2.Appelez l’hôpital avant de vous déplacer au [insérer numéro].

3. Informez le personnel médical de vos symptômes, ainsi que de vos voyages récents ou de tout contact possible à risque.

Cette démarche permet d’organiser votre accueil dans les meilleures conditions.

  • Gestes de prévention

Quelques mesures simples permettent de réduire le risque de transmission :

– se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, ou avec une solution hydroalcoolique,

– éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques,

– ne pas manipuler d’animaux sauvages malades ou trouvés morts,

– suivre attentivement les consignes données par les professionnels de santé en cas de prise en charge.

  • Une prise en charge encadrée et sécurisée

Une détection rapide et un accompagnement médical précoce sont essentiels. L’équipe de l’hôpital est préparée à accueillir les personnes concernées dans des conditions adaptées et en toute sécurité.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le +243853721111 / +243843520351 ou demander conseil lors de votre passage à l’hôpital

17 mai : Journée mondiale de l’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle (HTA) est une maladie chronique fréquente. Elle touche environ un adulte sur trois en République démocratique du Congo. Elle se définit par une pression artérielle supérieure à 140/90 mmHg lors d’une consultation médicale. Souvent silencieuse, elle peut évoluer pendant de longues années sans provoquer de symptômes. C’est pourquoi on la surnomme le « tueur silencieux ».


Dans la majorité des cas, l’hypertension est dite essentielle. Elle est favorisée par des facteurs génétiques ainsi que par le mode de vie, notamment la sédentarité, l’excès de sel, le surpoids, le tabagisme et le stress. Plus rarement, elle est secondaire à une autre maladie, en particulier rénale, endocrine ou tumorale.

Le traitement repose d’abord sur des mesures hygiéno-diététiques : une alimentation équilibrée, pauvre en sel, en graisses et en sucres, associée à une activité physique régulière, par exemple une heure de marche par jour. Si nécessaire, des médicaments antihypertenseurs sont prescrits. Leur prise doit être régulière et suivie avec rigueur.


Sans traitement, l’hypertension artérielle peut entraîner de graves complications : accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque, fibrillation auriculaire ou insuffisance rénale. Chez la femme enceinte, elle peut également provoquer des convulsions, un décollement du placenta, un retard de croissance du fœtus ou une naissance prématurée.


Prévention : faites contrôler votre tension au moins une fois par an, adoptez une bonne hygiène de vie et consultez régulièrement votre médecin en cas d’hypertension.

Dr. BALOLA BAGALWA Mitterrand, Cardiologue

FIN

Rayonnement de l’HPGRB : Le Dr Erick Namegabe Mugabo nommé Ambassadeur de l’AFSRA pour la RD-Congo

L’excellence médicale de l’Hopital Provincial Général de Référence de Bukavu et en générale la médecine congolaise franchit une nouvelle étape sur la scène internationale. Le Docteur Erick Namegabe Mugabo vient d’être officiellement désigné pour porter les couleurs de la République Démocratique du Congo au sein de l’African Society for Regional Anesthesia and Pain Therapy (AFSRA). (https://afsra.org)

Par une correspondance officielle reçue ce lundi 11 mai 2026, l’African Society for Regional Anesthesia and Pain Therapy (AFSRA) a formellement investi le Docteur Eric Namegabe Mugabo dans ses fonctions d’Ambassadeur pour la République Démocratique du Congo. Cette nomination vise à renforcer la présence de la société dans la région et à faire progresser sa mission en matière d’anesthésie régionale et la thérapie de la douleur.

Notons que le Dr EricK Namegabe MUGABO possède un diplôme de spécialisation en Anesthésie et réanimation de l’Université d’Alexandrie en Egypte, et exerce actuellement comme Anesthésiste- Réanimateur et Chef de Département d’Anesthésie et de Soins Intensifs chirurgicaux à l’HPGRB (Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu).

Pour l’occasion, dans sa lettre officielle du 11 mai 2026, Ghofane RAMADAN, responsable administratif de l’AFSRA, félicite le Docteur MUGABO, exprimant la joie de la société de l’accueillir dans l’équipe, lui communiquant par surcroît la pleine confiance en son expertise, son leadership et son dévouement pour faire progresser la mission de l’AFSRA et renforcer sa présence au Congo. 

Interrogé sur le point au sujet de ses sentiments, son rôle dans l’organisation, la mission de l’AFSRA et son impact sur l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB), les propos de Erick MUGABO sont clairs : « Au sein de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB), nous occupons une position de structure tertiaire avec une influence qui s’étend bien au-delà de nos frontières régionales. Notre département d’anesthésie et réanimation se consacre pleinement à la formation médicale continue et au développement professionnel des soignants, non seulement dans l’est de la République Démocratique du Congo, mais aussi à l’échelle internationale. Nous mettons un point d’honneur à promouvoir l’anesthésie locorégionale en situation de ressources limitées, en organisant des sessions et des ateliers de formation pratique et des stages d’immersion pour partager notre expertise technique.

Ce travail de terrain est rendu possible grâce à des collaborations précieuses avec des partenaires de premier plan que nous tenons à remercier, notamment la Chaîne de l’Espoir (https://www.chainedelespoir.org/notre-organisation/), ADRALE (https://www.adrale.fr) , le CICR (https://congorassure.cd/societe/2025/08/07/sud-kivu-grace-lappui-du-cicr-une-formation-evolubloc-tenue-pour-la-premiere) , l’Université Catholique de Bukavu (https://ucbukavu.ac.cd)  ainsi que le Pôle de formation chirurgicale de Bukavu (https://www.icrc.org/fr/document/rd-congo-le-cicr-met-en-place-un-pole-de-formation-chirurgicale). C’est grâce à cette synergie que nous parvenons à transformer les pratiques de soins dans des contextes à ressources limitées. C’est donc avec une immense fierté que nous accueillons la décision de l’AFSRA (https://afsra.org) de nous nommer en tant qu’ambassadeur pour le Congo.

En tant que chef de Département d’Anesthésie et Réanimation, nous soulignons que cette nomination fait suite à une analyse approfondie de l’impact de nos activités sur le plan international dans le domaine de l’anesthésie locorégionale. La vision de l’AFSRA, qui est de promouvoir ces pratiques et la prise en charge de la douleur en Afrique, résonne parfaitement avec nos missions quotidiennes.

En notre nom et au nom de tout le département, nous tenons à exprimer notre profonde reconnaissance pour cette distinction. Nous remercions chaleureusement tous nos collaborateurs internationaux pour leur confiance renouvelée. Cette nomination est un encouragement à poursuivre nos efforts. Nous promettons de continuer à promouvoir, avec toujours plus d’engagement, l’anesthésie locorégionale et la gestion de la douleur, tant au niveau national qu’international. »

De son côté, le Professeur Guy Mulinganya, Médecin Directeur de l’HPGRB, a accueilli avec enthousiasme la nomination du Dr Eric Namegabe Mugabo, officiellement désigné Ambassadeur de l’African Society for Regional Anesthesia and Pain Therapy (AFSRA) pour le Congo. Selon le Médecin Directeur,  cette nouvelle fonction témoigne de l’excellence des compétences du promu , de sa vision managériale, ainsi que de sa persévérance exemplaire au sein du Département d’Anesthésie et Réanimation de l’HPGRBukavu

Par cette occasion, il invite vivement l’ensemble des médecins de l’institution à s’inscrire dans cette dynamique d’excellence. Il les encourage à s’y engager pleinement en toute circonstance. Ainsi, ils contribueront à rehausser davantage les standards des soins et à faire rayonner la noble mission de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu. 

En définitive, cette nomination constitue une étape charnière dans la carrière du Dr MUGABO, le plaçant désormais à l’avant-garde du front stratégique pour le développement de l’anesthésie spécialisée en RDC. Elle symbolise non seulement une réussite individuelle remarquable, mais aussi une promesse de progrès collectifs et de collaborations internationales fructueuses pour l’avenir de la santé en République Démocratique du Congo, et en particulier à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, où il exerce en ce moment.

FIN

QUAND LA MEDECINE REND LEUR INNOCENCE AUX SORCIERS

Elle s’assoit en face de moi, visiblement fatiguée.
Son regard hésite, comme si elle cherchait encore les mots justes.

« Docteur… ça fait des mois maintenant. J’ai mal aux articulations… surtout le matin. Et puis ces plaies sur ma peau… elles ne guérissent pas. J’ai essayé plusieurs traitements, mais rien ne marche. Pourtant, à chaque fois qu’on fait des examens, on me dit que tout est normal… »

Elle marque une pause. Puis ajoute, presque à voix basse :

« Dans mon quartier, on commence à dire que ce n’est pas une maladie comme les autres… Ma voisine m’a dit que c’est peut-être la sorcellerie… ou qu’on m’a empoisonnée… »

Ce type d’histoire est loin d’être isolé. Dans notre contexte, notamment à Bukavu et dans de nombreuses régions d’Afrique subsaharienne, des patients vivent pendant des mois, parfois des années, avec des symptômes inexpliqués : douleurs articulaires, lésions cutanées, fatigue persistante… sans réponse claire.

Lorsque les examens de routine reviennent normaux et que les symptômes persistent, la maladie devient difficile à comprendre, aussi bien pour le patient que pour son entourage. Les explications basculent alors vers des croyances, faute de diagnostic.

Pourtant, derrière ces signes déroutants se cache souvent une maladie bien réelle, complexe et encore trop méconnue : La maladie lupique.

Comprendre cette maladie, c’est non seulement améliorer la prise en charge médicale, mais aussi redonner du sens à la souffrance de ces patients, trop souvent incomprise

Qu’est-ce que le lupus ?

La maladie lupique désigne un ensemble de maladies auto-immunes dans lesquelles le système immunitaire, censé protéger l’organisme, se met à attaquer ses propres tissus.

La forme la plus connue est le Lupus érythémateux systémique, mais il existe aussi d’autres formes, notamment :

  • des formes limitées à la peau (lupus cutané)
  • des formes intermédiaires
  • et des formes systémiques touchant plusieurs organes

 C’est pourquoi on parle de “maladie lupique” :
car il ne s’agit pas d’une seule maladie, mais plutôt d’un spectre de manifestations qui peuvent varier d’une personne à l’autre.

Le lupus est une maladie auto-immune. Cela signifie que le système immunitaire normalement chargé de protéger l’organisme contre les infections se dérègle et commence à attaquer les propres tissus du corps.

Le lupus est une maladie chronique, évoluant par poussées (périodes où les symptômes apparaissent ou s’aggravent) et des phases de rémission (périodes d’accalmie).

Ce qui rend le lupus complexe, c’est qu’il peut toucher plusieurs organes à la fois :

  • la peau
  • les articulations
  • les reins
  • le sang
  • le cœur et les poumons
  • Pourquoi les femmes sont-elles les plus touchées ?

Le lupus concerne environ 9 femmes pour 1 homme, surtout entre 15 et 45 ans.

Plusieurs raisons expliquent cette différence :

  • Facteurs hormonaux : les hormones féminines, notamment les œstrogènes, stimulent le système immunitaire, ce qui peut favoriser les maladies auto-immunes.
  • Facteurs génétiques : certaines prédispositions liées aux chromosomes (notamment le chromosome X) sont plus fréquentes chez les femmes.
  • Facteurs immunologiques : le système immunitaire féminin est généralement plus réactif que celui des hommes.

Cette “hyperactivité” immunitaire, utile contre les infections, peut devenir un problème lorsqu’elle se retourne contre l’organisme.

  • Les signes cliniques du lupus

Les symptômes du lupus sont très variables d’une personne à l’autre, ce qui complique souvent le diagnostic.

Voici les principaux signes :

 Signes généraux

  • Fatigue intense et persistante
  • Fièvre prolongée sans cause évidente
  • Amaigrissement

Atteinte articulaire

  • Douleurs articulaires (souvent symétriques)
  • Gonflement des articulations
  • Raideur matinale

 Atteinte des organes internes

  • Problèmes rénaux (protéines dans les urines, œdèmes)
  • Douleurs thoraciques (atteinte du cœur ou des poumons)
  • Anomalies sanguines (anémie, baisse des globules blancs ou des plaquettes)
  • Focus important : les signes dermatologiques

Les manifestations cutanées sont très fréquentes et parfois les premières à apparaître.

Les signes dermatologiques caractéristiques incluent :

  • Éruption en aile de papillon sur le visage (rougeur sur les joues et le nez)
  • Photosensibilité : aggravation des lésions après exposition au soleil
  • Plaques discoïdes : lésions épaisses pouvant laisser des cicatrices
  • Chute de cheveux (alopécie)
  • Taches pigmentées ou dépigmentées, parfois confondues avec d’autres maladies

 Chez les peaux noires, ces signes peuvent être moins évidents à reconnaître, ce qui complique encore le diagnostic.

  • Une réalité en Afrique subsaharienne : entre méconnaissance et croyances

Dans de nombreux contextes en Afrique subsaharienne, et particulièrement à Bukavu, le lupus et d’autres maladies systémiques sont mal compris.

Plusieurs facteurs expliquent cela :

  • Manque d’équipements spécialisés (notamment les tests immunologiques)
  • Accès limité aux spécialistes (dermatologues, rhumatologues, internistes)
  • Formation insuffisante du personnel de première ligne sur ces maladies complexes

Conséquence :
Lorsque les symptômes sont inhabituels et que les examens de routine (analyses classiques) reviennent normaux, la maladie peut être interprétée à tort comme :

  • de la sorcellerie
  • un empoisonnement
  • ou une maladie “mystique”

Cela retarde la prise en charge médicale et peut aggraver l’état du patient.

  • Quand faut-il orienter vers un centre spécialisé ?

Il est essentiel de penser au lupus lorsque :

  • les symptômes persistent sans explication claire
  • les résultats des examens de routine sont normaux malgré un état clinique préoccupant
  • plusieurs organes semblent atteints en même temps
  • il existe des signes dermatologiques associés

Dans ces situations, il est recommandé de référer le patient vers un centre spécialisé comme l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu.

  • Une prise en charge multidisciplinaire indispensable

Le lupus étant une maladie qui touche plusieurs organes, sa prise en charge nécessite souvent une équipe multidisciplinaire :

  • Dermatologue
  • Médecin interniste
  • Rhumatologue
  • Néphrologue
  • Biologiste

 Cette approche permet :

  • un diagnostic plus précis
  • une meilleure coordination des soins
  • une amélioration de la qualité de vie du patient
  • Message clé en l’occasion de cette journée mondiale du Lupus :

Le lupus est une maladie réelle, complexe et souvent invisible, mais diagnostiquable et traitable.

Dans notre contexte, il est crucial :

  • d’améliorer la sensibilisation du personnel de santé et du grand public
  • de lutter contre les fausses croyances
  • d’encourager la référence vers des centres spécialisés

 Comprendre le lupus, c’est déjà faire un pas important vers une meilleure prise en charge.

Dr BALOLA C. Cordule

Dermatologue-Vénérologue à l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu

Enseignante et chercheuse à l’Université Catholique de Bukavu

LUTTE CONTRE LE PALUDISME : UN DÉFI MAJEUR EN AFRIQUE ET EN RDC

Prévenir, diagnostiquer et agir pour sauver des vies

Le paludisme demeure l’une des premières causes de maladie et de décès en Afrique subsaharienne. À l’occasion des efforts mondiaux de lutte contre cette maladie, il est essentiel de rappeler que le continent africain supporte la plus grande charge du paludisme dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 94 % des cas et 95 % des décès liés au paludisme surviennent en Afrique, ce qui en fait une priorité majeure de santé publique dans la région. 

C’est dans cette perspective qu’en la date du 25 avril, cette année, la communauté internationale célèbre la journée mondiale dédiée au Paludisme. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, uni au monde entier, l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, choisit de commémorer cette journée en proposant pour lecture et réflexion cet article sur le paludisme, et dont le but majeur est de prévenir, diagnostiquer et agir pour sauver des vies.

Une situation préoccupante en République Démocratique du Congo

La République Démocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchés au monde. Les données récentes du Programme National de Lutte contre le Paludisme indiquent qu’en 2024, plus de 29 millions de cas ont été enregistrés, avec environ 21 695 décès, dont une majorité chez les enfants de moins de cinq ans .

Le paludisme constitue ainsi la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité dans le pays. Les femmes enceintes et les jeunes enfants restent les groupes les plus vulnérables, en raison de leur faible immunité face à la maladie.

Contexte local : Bukavu et le Sud-Kivu

Dans la province du Sud-Kivu, et particulièrement à Bukavu, le paludisme est une pathologie fréquente dans les structures de santé. Les conditions climatiques, la présence d’eaux stagnantes, l’urbanisation rapide et parfois insuffisamment maîtrisée, ainsi que les difficultés d’accès aux soins favorisent la transmission de la maladie.

Les structures sanitaires, dont l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu, enregistrent régulièrement des cas de paludisme simple et grave, surtout pendant les saisons pluvieuses. Cette réalité souligne l’importance de renforcer les actions de prévention et de sensibilisation au niveau communautaire.

Stratégies et recommandations de l’OMS

Face à cette situation, l’OMS recommande une approche intégrée reposant sur plusieurs axes :

Ø  L’utilisation généralisée des moustiquaires imprégnées d’insecticide

Ø  Le diagnostic rapide à l’aide de tests fiables

Ø  Le traitement efficace avec des combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine

Ø  La prévention chez les femmes enceintes

Ø  Le déploiement progressif de vaccins antipaludiques dans certains pays africains

Ces interventions ont permis, depuis les années 2000, d’éviter des millions de cas et de décès, même si des défis persistent, notamment le financement insuffisant, la résistance aux traitements et les effets du changement climatique .

Prévention : un levier essentiel au niveau communautaire

La lutte contre le paludisme repose en grande partie sur des mesures simples mais efficaces. Dormir sous une moustiquaire imprégnée, éliminer les eaux stagnantes autour des habitations, consulter rapidement en cas de fièvre et éviter l’automédication sont des gestes essentiels.

Le diagnostic précoce et la prise en charge rapide permettent d’éviter l’évolution vers des formes graves, souvent responsables de décès, notamment chez les enfants.

       Le point sur la situation: les progrès sont réels et mesurables

La science progresse à un rythme sans précédent. Pour la première fois, l’éradication du paludisme de notre vivant paraît envisageable. De nouveaux vaccins, traitements et outils, dont la modification génétique des moustiques et les injections à action prolongée, sont en cours de développement. Près de 25 pays déploient déjà des vaccins antipaludiques, protégeant 10 millions d’enfants par an. Les moustiquaires de nouvelle génération représentent aujourd’hui 84 % des nouvelles distributions.Les programmes nationaux sont le moteur du changement, et les opportunités qui s’offrent à nous n’ont jamais été aussi vastes. Depuis 2000, on estime que 2,3 milliards de cas et 14 millions de décès ont été évités. À ce jour, 47 pays ont été certifiés exempts de paludisme (dont deux en 2024 et trois en 2025), et 37 pays ont déclaré moins de 1 000 cas en 2024. Ces succès montrent que la victoire est possible, même dans les zones les plus difficiles (OMS, 2026).

             Engagement de l’Hôpital Provincial Général de Référence

L’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu s’inscrit pleinement dans la lutte contre le paludisme à travers la prise en charge des patients, la sensibilisation de la population et le renforcement des capacités du personnel de santé.

L’établissement contribue activement à améliorer le diagnostic précoce et à promouvoir les bonnes pratiques de prévention, en collaboration avec les autorités sanitaires et les partenaires de santé.