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Rayonnement de l’HPGRB : Le Dr Erick Namegabe Mugabo nommĂ© Ambassadeur de l’AFSRA pour la RD-Congo

L’excellence mĂ©dicale de l’Hopital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu et en gĂ©nĂ©rale la mĂ©decine congolaise franchit une nouvelle Ă©tape sur la scĂšne internationale. Le Docteur Erick Namegabe Mugabo vient d’ĂȘtre officiellement dĂ©signĂ© pour porter les couleurs de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo au sein de l’African Society for Regional Anesthesia and Pain Therapy (AFSRA). (https://afsra.org)

Par une correspondance officielle reçue ce lundi 11 mai 2026, l’African Society for Regional Anesthesia and Pain Therapy (AFSRA) a formellement investi le Docteur Eric Namegabe Mugabo dans ses fonctions d’Ambassadeur pour la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo. Cette nomination vise Ă  renforcer la prĂ©sence de la sociĂ©tĂ© dans la rĂ©gion et Ă  faire progresser sa mission en matiĂšre d’anesthĂ©sie rĂ©gionale et la thĂ©rapie de la douleur.

Notons que le Dr EricK Namegabe MUGABO possĂšde un diplĂŽme de spĂ©cialisation en AnesthĂ©sie et rĂ©animation de l’UniversitĂ© d’Alexandrie en Egypte, et exerce actuellement comme AnesthĂ©siste- RĂ©animateur et Chef de DĂ©partement d’AnesthĂ©sie et de Soins Intensifs chirurgicaux Ă  l’HPGRB (HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu).

Pour l’occasion, dans sa lettre officielle du 11 mai 2026, Ghofane RAMADAN, responsable administratif de l’AFSRA, fĂ©licite le Docteur MUGABO, exprimant la joie de la sociĂ©tĂ© de l’accueillir dans l’équipe, lui communiquant par surcroĂźt la pleine confiance en son expertise, son leadership et son dĂ©vouement pour faire progresser la mission de l’AFSRA et renforcer sa prĂ©sence au Congo. 

InterrogĂ© sur le point au sujet de ses sentiments, son rĂŽle dans l’organisation, la mission de l’AFSRA et son impact sur l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu (HPGRB), les propos de Erick MUGABO sont clairs : « Au sein de l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu (HPGRB), nous occupons une position de structure tertiaire avec une influence qui s’Ă©tend bien au-delĂ  de nos frontiĂšres rĂ©gionales. Notre dĂ©partement d’anesthĂ©sie et rĂ©animation se consacre pleinement Ă  la formation mĂ©dicale continue et au dĂ©veloppement professionnel des soignants, non seulement dans l’est de la RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, mais aussi Ă  l’Ă©chelle internationale. Nous mettons un point d’honneur Ă  promouvoir l’anesthĂ©sie locorĂ©gionale en situation de ressources limitĂ©es, en organisant des sessions et des ateliers de formation pratique et des stages d’immersion pour partager notre expertise technique.

Ce travail de terrain est rendu possible grĂące Ă  des collaborations prĂ©cieuses avec des partenaires de premier plan que nous tenons Ă  remercier, notamment la ChaĂźne de l’Espoir (https://www.chainedelespoir.org/notre-organisation/), ADRALE (https://www.adrale.fr) , le CICR (https://congorassure.cd/societe/2025/08/07/sud-kivu-grace-lappui-du-cicr-une-formation-evolubloc-tenue-pour-la-premiere) , l’UniversitĂ© Catholique de Bukavu (https://ucbukavu.ac.cd)  ainsi que le PĂŽle de formation chirurgicale de Bukavu (https://www.icrc.org/fr/document/rd-congo-le-cicr-met-en-place-un-pole-de-formation-chirurgicale). C’est grĂące Ă  cette synergie que nous parvenons Ă  transformer les pratiques de soins dans des contextes Ă  ressources limitĂ©es. C’est donc avec une immense fiertĂ© que nous accueillons la dĂ©cision de l’AFSRA (https://afsra.org) de nous nommer en tant qu’ambassadeur pour le Congo.

En tant que chef de DĂ©partement d’AnesthĂ©sie et RĂ©animation, nous soulignons que cette nomination fait suite Ă  une analyse approfondie de l’impact de nos activitĂ©s sur le plan international dans le domaine de l’anesthĂ©sie locorĂ©gionale. La vision de l’AFSRA, qui est de promouvoir ces pratiques et la prise en charge de la douleur en Afrique, rĂ©sonne parfaitement avec nos missions quotidiennes.

En notre nom et au nom de tout le dĂ©partement, nous tenons Ă  exprimer notre profonde reconnaissance pour cette distinction. Nous remercions chaleureusement tous nos collaborateurs internationaux pour leur confiance renouvelĂ©e. Cette nomination est un encouragement Ă  poursuivre nos efforts. Nous promettons de continuer Ă  promouvoir, avec toujours plus d’engagement, l’anesthĂ©sie locorĂ©gionale et la gestion de la douleur, tant au niveau national qu’international. »

De son cĂŽtĂ©, le Professeur Guy Mulinganya, MĂ©decin Directeur de l’HPGRB, a accueilli avec enthousiasme la nomination du Dr Eric Namegabe Mugabo, officiellement dĂ©signĂ© Ambassadeur de l’African Society for Regional Anesthesia and Pain Therapy (AFSRA) pour le Congo. Selon le MĂ©decin Directeur,  cette nouvelle fonction tĂ©moigne de l’excellence des compĂ©tences du promu , de sa vision managĂ©riale, ainsi que de sa persĂ©vĂ©rance exemplaire au sein du DĂ©partement d’AnesthĂ©sie et RĂ©animation de l’HPGRBukavu

Par cette occasion, il invite vivement l’ensemble des mĂ©decins de l’institution Ă  s’inscrire dans cette dynamique d’excellence. Il les encourage Ă  s’y engager pleinement en toute circonstance. Ainsi, ils contribueront Ă  rehausser davantage les standards des soins et Ă  faire rayonner la noble mission de l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu. 

En dĂ©finitive, cette nomination constitue une Ă©tape charniĂšre dans la carriĂšre du Dr MUGABO, le plaçant dĂ©sormais Ă  l’avant-garde du front stratĂ©gique pour le dĂ©veloppement de l’anesthĂ©sie spĂ©cialisĂ©e en RDC. Elle symbolise non seulement une rĂ©ussite individuelle remarquable, mais aussi une promesse de progrĂšs collectifs et de collaborations internationales fructueuses pour l’avenir de la santĂ© en RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo, et en particulier Ă  l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu, oĂč il exerce en ce moment.

FIN

QUAND LA MEDECINE REND LEUR INNOCENCE AUX SORCIERS

Elle s’assoit en face de moi, visiblement fatiguĂ©e.
Son regard hésite, comme si elle cherchait encore les mots justes.

« Docteur
 ça fait des mois maintenant. J’ai mal aux articulations
 surtout le matin. Et puis ces plaies sur ma peau
 elles ne guĂ©rissent pas. J’ai essayĂ© plusieurs traitements, mais rien ne marche. Pourtant, Ă  chaque fois qu’on fait des examens, on me dit que tout est normal
 »

Elle marque une pause. Puis ajoute, presque Ă  voix basse :

« Dans mon quartier, on commence Ă  dire que ce n’est pas une maladie comme les autres
 Ma voisine m’a dit que c’est peut-ĂȘtre la sorcellerie
 ou qu’on m’a empoisonnĂ©e
 »

Ce type d’histoire est loin d’ĂȘtre isolĂ©. Dans notre contexte, notamment Ă  Bukavu et dans de nombreuses rĂ©gions d’Afrique subsaharienne, des patients vivent pendant des mois, parfois des annĂ©es, avec des symptĂŽmes inexpliquĂ©s : douleurs articulaires, lĂ©sions cutanĂ©es, fatigue persistante
 sans rĂ©ponse claire.

Lorsque les examens de routine reviennent normaux et que les symptĂŽmes persistent, la maladie devient difficile Ă  comprendre, aussi bien pour le patient que pour son entourage. Les explications basculent alors vers des croyances, faute de diagnostic.

Pourtant, derriÚre ces signes déroutants se cache souvent une maladie bien réelle, complexe et encore trop méconnue : La maladie lupique.

Comprendre cette maladie, c’est non seulement amĂ©liorer la prise en charge mĂ©dicale, mais aussi redonner du sens Ă  la souffrance de ces patients, trop souvent incomprise

Qu’est-ce que le lupus ?

La maladie lupique dĂ©signe un ensemble de maladies auto-immunes dans lesquelles le systĂšme immunitaire, censĂ© protĂ©ger l’organisme, se met Ă  attaquer ses propres tissus.

La forme la plus connue est le Lupus Ă©rythĂ©mateux systĂ©mique, mais il existe aussi d’autres formes, notamment :

  • des formes limitĂ©es Ă  la peau (lupus cutanĂ©)
  • des formes intermĂ©diaires
  • et des formes systĂ©miques touchant plusieurs organes

 C’est pourquoi on parle de “maladie lupique” :
car il ne s’agit pas d’une seule maladie, mais plutît d’un spectre de manifestations qui peuvent varier d’une personne à l’autre.

Le lupus est une maladie auto-immune. Cela signifie que le systĂšme immunitaire normalement chargĂ© de protĂ©ger l’organisme contre les infections se dĂ©rĂšgle et commence Ă  attaquer les propres tissus du corps.

Le lupus est une maladie chronique, Ă©voluant par poussĂ©es (pĂ©riodes oĂč les symptĂŽmes apparaissent ou s’aggravent) et des phases de rĂ©mission (pĂ©riodes d’accalmie).

Ce qui rend le lupus complexe, c’est qu’il peut toucher plusieurs organes à la fois :

  • la peau
  • les articulations
  • les reins
  • le sang
  • le cƓur et les poumons
  • Pourquoi les femmes sont-elles les plus touchĂ©es ?

Le lupus concerne environ 9 femmes pour 1 homme, surtout entre 15 et 45 ans.

Plusieurs raisons expliquent cette différence :

  • Facteurs hormonaux : les hormones fĂ©minines, notamment les ƓstrogĂšnes, stimulent le systĂšme immunitaire, ce qui peut favoriser les maladies auto-immunes.
  • Facteurs gĂ©nĂ©tiques : certaines prĂ©dispositions liĂ©es aux chromosomes (notamment le chromosome X) sont plus frĂ©quentes chez les femmes.
  • Facteurs immunologiques : le systĂšme immunitaire fĂ©minin est gĂ©nĂ©ralement plus rĂ©actif que celui des hommes.

Cette “hyperactivitĂ©â€ immunitaire, utile contre les infections, peut devenir un problĂšme lorsqu’elle se retourne contre l’organisme.

  • Les signes cliniques du lupus

Les symptîmes du lupus sont trùs variables d’une personne à l’autre, ce qui complique souvent le diagnostic.

Voici les principaux signes :

 Signes gĂ©nĂ©raux

  • Fatigue intense et persistante
  • FiĂšvre prolongĂ©e sans cause Ă©vidente
  • Amaigrissement

Atteinte articulaire

  • Douleurs articulaires (souvent symĂ©triques)
  • Gonflement des articulations
  • Raideur matinale

 Atteinte des organes internes

  • ProblĂšmes rĂ©naux (protĂ©ines dans les urines, ƓdĂšmes)
  • Douleurs thoraciques (atteinte du cƓur ou des poumons)
  • Anomalies sanguines (anĂ©mie, baisse des globules blancs ou des plaquettes)
  • Focus important : les signes dermatologiques

Les manifestations cutanées sont trÚs fréquentes et parfois les premiÚres à apparaßtre.

Les signes dermatologiques caractéristiques incluent :

  • Éruption en aile de papillon sur le visage (rougeur sur les joues et le nez)
  • PhotosensibilitĂ© : aggravation des lĂ©sions aprĂšs exposition au soleil
  • Plaques discoĂŻdes : lĂ©sions Ă©paisses pouvant laisser des cicatrices
  • Chute de cheveux (alopĂ©cie)
  • Taches pigmentĂ©es ou dĂ©pigmentĂ©es, parfois confondues avec d’autres maladies

 Chez les peaux noires, ces signes peuvent ĂȘtre moins Ă©vidents Ă  reconnaĂźtre, ce qui complique encore le diagnostic.

  • Une rĂ©alitĂ© en Afrique subsaharienne : entre mĂ©connaissance et croyances

Dans de nombreux contextes en Afrique subsaharienne, et particuliĂšrement Ă  Bukavu, le lupus et d’autres maladies systĂ©miques sont mal compris.

Plusieurs facteurs expliquent cela :

  • Manque d’équipements spĂ©cialisĂ©s (notamment les tests immunologiques)
  • AccĂšs limitĂ© aux spĂ©cialistes (dermatologues, rhumatologues, internistes)
  • Formation insuffisante du personnel de premiĂšre ligne sur ces maladies complexes

Conséquence :
Lorsque les symptĂŽmes sont inhabituels et que les examens de routine (analyses classiques) reviennent normaux, la maladie peut ĂȘtre interprĂ©tĂ©e Ă  tort comme :

  • de la sorcellerie
  • un empoisonnement
  • ou une maladie “mystique”

Cela retarde la prise en charge mĂ©dicale et peut aggraver l’état du patient.

  • Quand faut-il orienter vers un centre spĂ©cialisĂ© ?

Il est essentiel de penser au lupus lorsque :

  • les symptĂŽmes persistent sans explication claire
  • les rĂ©sultats des examens de routine sont normaux malgrĂ© un Ă©tat clinique prĂ©occupant
  • plusieurs organes semblent atteints en mĂȘme temps
  • il existe des signes dermatologiques associĂ©s

Dans ces situations, il est recommandĂ© de rĂ©fĂ©rer le patient vers un centre spĂ©cialisĂ© comme l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu.

  • Une prise en charge multidisciplinaire indispensable

Le lupus étant une maladie qui touche plusieurs organes, sa prise en charge nécessite souvent une équipe multidisciplinaire :

  • Dermatologue
  • MĂ©decin interniste
  • Rhumatologue
  • NĂ©phrologue
  • Biologiste

 Cette approche permet :

  • un diagnostic plus prĂ©cis
  • une meilleure coordination des soins
  • une amĂ©lioration de la qualitĂ© de vie du patient
  • Message clĂ© en l’occasion de cette journĂ©e mondiale du Lupus :

Le lupus est une maladie réelle, complexe et souvent invisible, mais diagnostiquable et traitable.

Dans notre contexte, il est crucial :

  • d’amĂ©liorer la sensibilisation du personnel de santĂ© et du grand public
  • de lutter contre les fausses croyances
  • d’encourager la rĂ©fĂ©rence vers des centres spĂ©cialisĂ©s

 Comprendre le lupus, c’est dĂ©jĂ  faire un pas important vers une meilleure prise en charge.

Dr BALOLA C. Cordule

Dermatologue-VĂ©nĂ©rologue Ă  l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu

Enseignante et chercheuse Ă  l’UniversitĂ© Catholique de Bukavu

LUTTE CONTRE LE PALUDISME : UN DÉFI MAJEUR EN AFRIQUE ET EN RDC

Prévenir, diagnostiquer et agir pour sauver des vies

Le paludisme demeure l’une des premiĂšres causes de maladie et de dĂ©cĂšs en Afrique subsaharienne. À l’occasion des efforts mondiaux de lutte contre cette maladie, il est essentiel de rappeler que le continent africain supporte la plus grande charge du paludisme dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS), environ 94 % des cas et 95 % des dĂ©cĂšs liĂ©s au paludisme surviennent en Afrique, ce qui en fait une prioritĂ© majeure de santĂ© publique dans la rĂ©gion. 

C’est dans cette perspective qu’en la date du 25 avril, cette annĂ©e, la communautĂ© internationale cĂ©lĂšbre la journĂ©e mondiale dĂ©diĂ©e au Paludisme. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, uni au monde entier, l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu, choisit de commĂ©morer cette journĂ©e en proposant pour lecture et rĂ©flexion cet article sur le paludisme, et dont le but majeur est de prĂ©venir, diagnostiquer et agir pour sauver des vies.

Une situation préoccupante en République Démocratique du Congo

La RĂ©publique DĂ©mocratique du Congo figure parmi les pays les plus touchĂ©s au monde. Les donnĂ©es rĂ©centes du Programme National de Lutte contre le Paludisme indiquent qu’en 2024, plus de 29 millions de cas ont Ă©tĂ© enregistrĂ©s, avec environ 21 695 dĂ©cĂšs, dont une majoritĂ© chez les enfants de moins de cinq ans .

Le paludisme constitue ainsi la premiĂšre cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalitĂ© dans le pays. Les femmes enceintes et les jeunes enfants restent les groupes les plus vulnĂ©rables, en raison de leur faible immunitĂ© face Ă  la maladie.

Contexte local : Bukavu et le Sud-Kivu

Dans la province du Sud-Kivu, et particuliĂšrement Ă  Bukavu, le paludisme est une pathologie frĂ©quente dans les structures de santĂ©. Les conditions climatiques, la prĂ©sence d’eaux stagnantes, l’urbanisation rapide et parfois insuffisamment maĂźtrisĂ©e, ainsi que les difficultĂ©s d’accĂšs aux soins favorisent la transmission de la maladie.

Les structures sanitaires, dont l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu, enregistrent rĂ©guliĂšrement des cas de paludisme simple et grave, surtout pendant les saisons pluvieuses. Cette rĂ©alitĂ© souligne l’importance de renforcer les actions de prĂ©vention et de sensibilisation au niveau communautaire.

StratĂ©gies et recommandations de l’OMS

Face Ă  cette situation, l’OMS recommande une approche intĂ©grĂ©e reposant sur plusieurs axes :

Ø  L’utilisation gĂ©nĂ©ralisĂ©e des moustiquaires imprĂ©gnĂ©es d’insecticide

Ø  Le diagnostic rapide Ă  l’aide de tests fiables

Ø  Le traitement efficace avec des combinaisons thĂ©rapeutiques Ă  base d’artĂ©misinine

Ø  La prĂ©vention chez les femmes enceintes

Ø  Le dĂ©ploiement progressif de vaccins antipaludiques dans certains pays africains

Ces interventions ont permis, depuis les annĂ©es 2000, d’éviter des millions de cas et de dĂ©cĂšs, mĂȘme si des dĂ©fis persistent, notamment le financement insuffisant, la rĂ©sistance aux traitements et les effets du changement climatique .

Prévention : un levier essentiel au niveau communautaire

La lutte contre le paludisme repose en grande partie sur des mesures simples mais efficaces. Dormir sous une moustiquaire imprĂ©gnĂ©e, Ă©liminer les eaux stagnantes autour des habitations, consulter rapidement en cas de fiĂšvre et Ă©viter l’automĂ©dication sont des gestes essentiels.

Le diagnostic prĂ©coce et la prise en charge rapide permettent d’éviter l’évolution vers des formes graves, souvent responsables de dĂ©cĂšs, notamment chez les enfants.

       Le point sur la situation: les progrĂšs sont rĂ©els et mesurables

La science progresse Ă  un rythme sans prĂ©cĂ©dent. Pour la premiĂšre fois, l’éradication du paludisme de notre vivant paraĂźt envisageable. De nouveaux vaccins, traitements et outils, dont la modification gĂ©nĂ©tique des moustiques et les injections Ă  action prolongĂ©e, sont en cours de dĂ©veloppement. PrĂšs de 25 pays dĂ©ploient dĂ©jĂ  des vaccins antipaludiques, protĂ©geant 10 millions d’enfants par an. Les moustiquaires de nouvelle gĂ©nĂ©ration reprĂ©sentent aujourd’hui 84 % des nouvelles distributions.Les programmes nationaux sont le moteur du changement, et les opportunitĂ©s qui s’offrent Ă  nous n’ont jamais Ă©tĂ© aussi vastes. Depuis 2000, on estime que 2,3 milliards de cas et 14 millions de dĂ©cĂšs ont Ă©tĂ© Ă©vitĂ©s. À ce jour, 47 pays ont Ă©tĂ© certifiĂ©s exempts de paludisme (dont deux en 2024 et trois en 2025), et 37 pays ont dĂ©clarĂ© moins de 1 000 cas en 2024. Ces succĂšs montrent que la victoire est possible, mĂȘme dans les zones les plus difficiles (OMS, 2026).

             Engagement de l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence

L’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu s’inscrit pleinement dans la lutte contre le paludisme Ă  travers la prise en charge des patients, la sensibilisation de la population et le renforcement des capacitĂ©s du personnel de santĂ©.

L’établissement contribue activement Ă  amĂ©liorer le diagnostic prĂ©coce et Ă  promouvoir les bonnes pratiques de prĂ©vention, en collaboration avec les autoritĂ©s sanitaires et les partenaires de santĂ©.

REOUVERTURE DE LA SALLE 3 – HOPITAL PROVINCIAL GENERAL DE REFERENCE DE BUKAVU

Médecine interne

Ce 23 avril 2026, la cĂ©rĂ©monie de bĂ©nĂ©diction a marquĂ© l’achĂšvement des travaux de rĂ©novation de la salle 3 – MĂ©decine Interne Femme.

Le bĂątiment, dĂ©sormais modernisĂ©, s’organise sur deux niveaux complĂ©mentaires :

  • Au rez-de-chaussĂ©e, un espace d’hospitalisation dĂ©diĂ© aux patientes en mĂ©decine interne femme, offrant un cadre adaptĂ© pour une prise en charge continue et sĂ©curisĂ©e
  • À l’étage, les consultations externes et les visites, avec les services d’appui nĂ©cessaires tels que l’échocardiographie, l’électrocardiogramme, l’Ă©lectroencĂ©phalogramme et le laboratoire.

À partir du 24 avril 2026, la salle entre officiellement en service. Les spĂ©cialistes seront prĂ©sents et disponibles pour assurer la prise en charge des patients selon les rendez-vous Ă©tablis.

Contacts : +243 853 721 111 / +243 843 520 351

JOURNEE MONDIALE DE L’HEMOPHILIE – 17 AVRIL

SENSIBILISER POUR MIEUX PREVENIR ET PRENDRE EN CHARGE

Chaque annĂ©e, le 17 avril, la communautĂ© internationale cĂ©lĂšbre la JournĂ©e mondiale de l’hĂ©mophilie. Cette commĂ©moration constitue une opportunitĂ© importante pour attirer l’attention sur cette maladie hĂ©rĂ©ditaire encore mĂ©connue, mais dont les consĂ©quences peuvent ĂȘtre graves en l’absence d’une prise en charge appropriĂ©e. Elle vise Ă©galement Ă  renforcer la sensibilisation, encourager le dĂ©pistage prĂ©coce et amĂ©liorer l’accĂšs aux soins pour les personnes concernĂ©es.

Comprendre l’hĂ©mophilie

L’hĂ©mophilie est un trouble de la coagulation du sang causĂ© par un dĂ©ficit en facteurs de coagulation, principalement le facteur VIII (hĂ©mophilie A) ou le facteur IX (hĂ©mophilie B). Ce dĂ©ficit empĂȘche le sang de coaguler normalement, entraĂźnant ainsi des saignements prolongĂ©s aprĂšs une blessure ou mĂȘme des saignements spontanĂ©s dans les formes les plus sĂ©vĂšres. Cette maladie touche majoritairement les garçons, tandis que les femmes sont gĂ©nĂ©ralement porteuses du gĂšne.

Signes et manifestations cliniques

Les manifestations de l’hĂ©mophilie apparaissent souvent dĂšs l’enfance et peuvent varier selon la gravitĂ© de la maladie. Elles se traduisent notamment par des saignements prolongĂ©s, des ecchymoses frĂ©quentes, ainsi que des hĂ©morragies au niveau des articulations et des muscles. Ces saignements internes, particuliĂšrement au niveau des genoux, des coudes et des chevilles, peuvent provoquer des douleurs importantes et entraĂźner des complications fonctionnelles Ă  long terme si elles ne sont pas prises en charge Ă  temps.

Importance du dépistage et de la prise en charge

Dans notre contexte, l’hĂ©mophilie demeure encore sous-diagnostiquĂ©e, exposant ainsi de nombreux patients Ă  des complications Ă©vitables. Une meilleure connaissance des signes d’alerte et un recours prĂ©coce aux services de santĂ© permettent d’amĂ©liorer significativement le pronostic des patients. Bien qu’il n’existe pas encore de traitement curatif, une prise en charge adaptĂ©e, incluant l’administration de facteurs de coagulation et un suivi mĂ©dical rĂ©gulier, permet aux personnes atteintes de mener une vie relativement normale.

  Engagement de l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu

À l’occasion de la JournĂ©e mondiale de l’hĂ©mophilie, l’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu rĂ©affirme son engagement en faveur de la lutte contre les maladies hĂ©morragiques. L’établissement s’engage Ă  renforcer les actions de sensibilisation auprĂšs de la population, Ă  promouvoir le diagnostic prĂ©coce et Ă  amĂ©liorer la prise en charge des patients atteints d’hĂ©mophilie.Il Ɠuvre Ă©galement au renforcement des capacitĂ©s du personnel de santĂ© afin d’assurer une meilleure reconnaissance et un traitement appropriĂ© de cette pathologie. 

Appel Ă  la mobilisation

En cette journĂ©e dĂ©diĂ©e, il est essentiel de rappeler que la sensibilisation et l’accĂšs aux soins constituent des piliers fondamentaux pour rĂ©duire les complications liĂ©es Ă  l’hĂ©mophilie. L’HĂŽpital Provincial GĂ©nĂ©ral de RĂ©fĂ©rence de Bukavu invite la population Ă  rester attentive aux signes de saignements anormaux, en particulier chez les enfants, et Ă  consulter sans dĂ©lai en cas de doute. Ensemble, mobilisons-nous pour amĂ©liorer la qualitĂ© de vie des personnes vivant avec l’hĂ©mophilie.