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Yearly Archives: 2026

Journée mondiale de l’AVC : comprendre, prévenir et agir à temps

Chaque année, le 29 octobre, la Journée mondiale de l’AVC invite à mieux comprendre cette urgence médicale qui peut bouleverser une vie en quelques minutes. L’accident vasculaire cérébral survient lorsqu’une artère du cerveau se bouche ou se rompt, interrompant l’apport en oxygène aux cellules cérébrales. Sans traitement rapide, les conséquences peuvent être dramatiques : paralysie, troubles de la parole, perte de mémoire, handicap durable, voire décès.

L’AVC demeure aujourd’hui l’une des principales causes de mortalité et de handicap dans le monde. Selon les données récentes de la Global Burden of Disease et de l’Organisation mondiale de la santé, près de 15 millions de personnes sont touchées chaque année, dont environ 5 millions en meurent. Au-delà des chiffres, l’AVC représente aussi un enjeu humain et social majeur, car beaucoup de survivants doivent réapprendre à marcher, parler ou accomplir les gestes du quotidien.

La bonne nouvelle, c’est qu’une grande partie des AVC peut être évitée. L’hypertension artérielle reste le principal facteur de risque, mais le tabac, le
diabète, le cholestérol élevé, l’obésité, la sédentarité et une consommation excessive d’alcool jouent également un rôle important. Adopter une alimentation équilibrée, pratiquer une activité physique régulière et assurer un suivi médical sont des gestes essentiels de prévention.

Face à un AVC, chaque minute compte. Les signes d’alerte les plus connus sont simples à retenir : visage déformé, faiblesse d’un bras, difficulté à parler. Si l’un de ces symptômes apparaît, il faut appeler immédiatement les secours. Une prise en charge rapide peut sauver la vie et limiter les séquelles.

En cette journée mondiale, le message est clair : mieux connaître l’AVC, c’est déjà commencer à le combattre.

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Santé mentale et expérience vécue : écouter les voix authentiques pour briser le silence et transformer les soins

À l’occasion du thème mondial de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) 2026, « À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement », l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) se mobilise pour ouvrir un dialogue nécessaire. Entre sensibilisation aux récits de rétablissement, éclairage scientifique sur la santé mentale positive et présentation de nos services d’accompagnement psychosocial et de psychiatrie, découvrez comment chacun peut devenir un acteur de changement.


1. Sensibilisation : Le pouvoir des récits de rétablissement et l’« effet Papageno »

La détresse psychologique, bien qu’invisible, est une réalité humaine profonde qui traverse toutes les couches de la société. Pourtant, la souffrance mentale demeure trop souvent enveloppée d’un silence lourd, entretenu par les tabous culturels, la peur du jugement d’autrui et la stigmatisation. L’auto-stigmatisation pousse de nombreuses personnes à s’isoler et à retarder leur recherche d’aide.

Pour briser ce cercle vicieux, l’OMS met en avant l’importance fondamentale de valoriser l’expérience vécue et les témoignages authentiques. Les experts en psychiatrie et en psychologie des médias mettent en évidence le concept d’« effet Papageno » : la diffusion de récits de personnes ayant réussi à surmonter une crise psychologique grâce à un accompagnement professionnel exerce un rôle protecteur et préventif avéré. En partageant des histoires de rétablissement et des solutions concrètes, nous redonnons de l’espoir, humanisons la souffrance et guidons ceux qui luttent vers le chemin de la résilience.

2. Information : Comprendre la santé mentale positive et le modèle des deux continuums

2.1 Qu’est-ce que la santé mentale ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la santé mentale est un état inclusif de bien-être physique, mental et social qui permet à chacun de réaliser son potentiel, d’affronter les tensions normales de la vie, de travailler de manière productive et de contribuer à sa communauté. Elle ne se résume pas à la simple absence de maladie mentale ou d’infirmité.

2.2 Le modèle des deux continuums

Pendant longtemps, la santé mentale et la maladie mentale ont été perçues comme les deux extrêmes d’un même axe. La recherche scientifique moderne privilégie le modèle des deux continuums, qui démontre que la santé mentale et les troubles mentaux constituent deux dimensions distinctes mais corrélées :

  • Un continuum horizontal mesurant la présence, l’absence ou la sévérité d’un trouble mental (ex. dépression, trouble anxieux, schizophrénie).
  • Un continuum vertical évaluant le niveau de santé mentale, allant d’un état « languissant » (faible bien-être) à un état « florissant » (bien-être optimal).

Ce modèle révèle qu’une personne vivant avec un trouble mental peut développer des ressources de santé mentale satisfaisantes et mener une vie équilibrée. Inversement, un individu exempt de diagnostic psychiatrique peut traverser un état languissant altérant sa qualité de vie au quotidien.

2.3 Déterminants et traumatismes liés au contexte

La santé mentale est influencée par des facteurs individuels, sociaux et environnementaux. Le stress professionnel, les difficultés financières, l’isolement social et les crises humanitaires ou conflits armés constituent des facteurs de risque majeurs.

Au Sud-Kivu, les événements traumatiques répétés exposent la population à des taux élevés de trouble de stress post-traumatique (TSPT/PTSD). Le traumatisme psychique se manifeste souvent par une détresse somatique globale (hypertension, troubles du sommeil, altération de la perception corporelle). Bien que les services de psychologie soient connus de la majorité, le reflexe de consulter un professionnel reste encore faible, les individus se tournant fréquemment vers le soutien spirituel ou traditionnel. Il est donc capital de rapprocher la prise en charge clinique des réalités de la communauté.

3. Promotion des services : L’offre de soins globale et humanisée de l’HPGRB

Situé au cœur de la ville de Bukavu (avenue Michombero, commune de Kadutu), l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) met au centre de ses missions la santé globale et le respect de la dignité humaine, sous la devise « Le patient est roi ».

3.1 Un accompagnement psychologique et psychosocial continu

L’HPGRB dispose d’une équipe permanente de psychologues cliniciens et d’assistantes sociales, prête à accueillir les patients en ambulatoire comme en hospitalisation pour désamorcer les crises émotionnelles et offrir une écoute confidentielle :

  • Horaires des consultations psychologiques :
    • Du lundi au vendredi : de 07h45 à 15h30
    • Le samedi : de 07h45 à 12h00

De plus, l’HPGRB travaille en étroite synergie avec des partenaires humanitaires comme le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) pour assurer le soutien psychosocial et la réadaptation des personnes affectées par les violences ou les traumatismes.

Conclusion : Commencer la conversation dès aujourd’hui

Exprimer sa souffrance n’est pas un signe de faiblesse, mais le premier pas vers le rétablissement. En ouvrant un dialogue bienveillant dans nos familles, nos lieux de travail et nos communautés, nous contribuons tous à briser le silence et à bâtir une société plus inclusive.

Informations pratiques et contact HPGRB :

  • Adresse : Avenue Michombero n°2, commune de Kadutu, Bukavu (Sud-Kivu, RDC).
  • Urgences et accueil général : Ouvert 24h/24 et 7j/7.
  • Téléphone : (+243)853721111 ou (+243) 843 520 351
  • Courriel : hpgrb@hpgrbukavu.org

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OCTOBRE ROSE  2026 : Sensibilisation, prévention et dépistage du cancer du sein

Chaque année, le mois d’octobre nous rappelle une chose essentielle ; celle de prendre soin de sa santé, et de savoir écouter son corps .

À travers Octobre Rose, le monde se mobilise pour mieux faire connaître le cancer du sein, encourager la prévention et rappeler l’importance d’une consultation précoce.

Le cancer du sein est l’un des cancers les plus fréquents chez la femme. En 2024, environ 2,4 millions de femmes ont reçu un diagnostic de cancer du sein dans le monde, et près de 694 000 personnes en sont décédées, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

En République démocratique du Congo, le cancer du sein constitue également un important problème de santé publique. Selon les données du Centre national de lutte contre le cancer citées par le ministère de la Santé en 2025 , environ 7 000 nouveaux cas seraient diagnostiqués chaque année dans le pays. Les estimations internationales les plus récentes font, quant à elles, état de plus de 9 700 nouveaux cas en 2024 . fort malheureusement, derrière ces chiffres, il y a surtout des femmes, des familles et des vies profondément touchées par la maladie.

Le cancer du sein peut parfois évoluer sans douleur ni signe évident. Il est donc important de rester attentive à tout changement inhabituel : une boule dans le sein ou sous l’aisselle, une modification de la forme ou de la taille du sein, un changement de l’aspect de la peau, une rétraction du mamelon ou un écoulement inhabituel. Ces signes ne signifient pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer, mais ils doivent encourager à consulter un professionnel de santé.

La prévention passe notamment par une bonne connaissance de son corps, une activité physique régulière, une alimentation équilibrée, la limitation de la consommation d’alcool et, lorsque cela est indiqué, le recours au dépistage recommandé par les professionnels de santé.

En ce mois d’ Octobre Rose , faisons passer le message autour de nous : une information peut sauver une vie, une consultation à temps peut tout changer.

N’attendez pas d’avoir mal pour consulter. Détecté tôt et pris en charge rapidement, le cancer du sein peut être traité avec de meilleures chances de survie.

En ce mois d’Octobre Rose, partageons ce message : une information peut sauver une vie, une consultation à temps peut tout changer.

BESOIN D’INFORMATIONS OU D’UNE CONSULTATION ?

Département de Gynécologie et Obstétrique – HPGRB

📞 Secrétariat : 084 352 0357

🚨 Urgences gynécologiques et obstétricales : 085 356 6289

Encourageons nos sœurs, nos filles, nos mamans, nos épouses et nos proches à faire de leur santé une priorité .

Journée mondiale des sourds : affirmer les droits fondamentaux et promouvoir une communication inclusive

La Journée mondiale des sourds (JMS) a été lancée par la Fédération Mondiale des Sourds (FMS) lors de son premier congrès, le 23 septembre 1951 en Italie. Elle est célébrée chaque année le dernier samedi du mois de septembre

Cette journée a pour objectifs de :


– sensibiliser le public à la surdité,
– mettre en lumière les difficultés rencontrées au quotidien par les personnes sourdes et malentendantes,
– informer sur les solutions existantes et les adaptations possibles.


Elle constitue un moment important pour rappeler l’importance de l’inclusion, de l’égalité des droits et de l’accès à la communication pour tous.

Affirmer les droits fondamentaux des personnes sourdes

Ayant pour thème : « Affirmer les droits fondamentaux des personnes sourdes », cette journée rappelle qu’il est essentiel de garantir aux personnes sourdes et malentendantes l’exercice effectif de leurs droits fondamentaux dans tous les domaines de la vie. Elle souligne notamment la nécessité de :
– reconnaître les droits des personnes sourdes,
– les protéger,
– les promouvoir,
– garantir un accès réel aux services grâce aux langues des signes nationales.

Elle est aussi l’occasion de valoriser l’identité linguistique et la diversité culturelle des personnes sourdes et malentendantes, ainsi que de toutes les personnes qui utilisent la langue des signes. L’accès à la communication est en effet un droit essentiel, indissociable de la pleine jouissance des droits humains.

 Quelques repères

Selon la Fédération mondiale des sourds, près de 70 millions de personnes sourdes vivent dans le monde, dont environ 80 % dans des pays en développement. On recense plus de 300 langues des signes à travers le monde. Ce sont de véritables langues naturelles, à part entière, avec une structure propre, distincte des langues parlées. Une langue des signes internationale (LSI) est également utilisée lors de rencontres entre personnes de différents pays, ou de manière plus informelle lors de voyages.

Un enjeu reconnu au niveau international


La Convention relative aux droits des personnes handicapées reconnaît l’égalité entre les langues des signes et les langues parlées. Elle engage les États à faciliter leur apprentissage et leur utilisation. Dans cette continuité, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé en 2017 la Journée internationale des langues des signes afin de sensibiliser le public à l’importance de ces langues et de promouvoir les droits de la communauté sourde.

Vers une société plus inclusive

À travers ces journées de sensibilisation, l’objectif est de renforcer les efforts en faveur d’une société plus inclusive, dans laquelle chaque personne peut communiquer, comprendre et être comprise, partout et avec dignité.

Sécurité des patients : soignants et patients, chacun a un rôle à jouer

À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, l’HPGRB sensibilise sur l’importance d’une prise en charge sûre et collaborative

La sécurité des patients constitue une dimension essentielle de la qualité des soins. Elle concerne tous les acteurs du parcours de santé : professionnels de santé, patients, familles, accompagnants et responsables des établissements de soins.

Célébrée chaque année le 17 septembre, la Journée mondiale de la sécurité des patients a été instituée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 2019 afin de renforcer la sensibilisation à la sécurité des soins et de mobiliser les différents acteurs autour de la réduction des préjudices évitables dans les services de santé.

Pour l’édition 2026, l’OMS place la campagne sous le thème « Des soins sûrs pour les maladies non transmissibles », avec le slogan « Des soins sûrs pour la vie ! ». L’accent est notamment mis sur la nécessité d’assurer la sécurité tout au long du parcours des personnes vivant avec des maladies chroniques ou non transmissibles, depuis la prévention et le diagnostic jusqu’au traitement, au suivi à long terme et aux soins réalisés au quotidien.

La sécurité des patients : une préoccupation qui concerne chaque étape des soins

La sécurité des patients ne se limite pas à l’absence d’erreur médicale. Elle renvoie plus largement à l’ensemble des mesures, comportements, procédures et conditions qui permettent de réduire les risques de préjudice évitable au cours de la prise en charge.

Selon l’OMS, les risques peuvent apparaître à différents moments du parcours de soins. Ils peuvent notamment concerner le diagnostic, l’utilisation des médicaments, les infections associées aux soins, les dispositifs médicaux ou encore la continuité et la coordination de la prise en charge.

Dans ce contexte, la sécurité ne repose pas sur une seule personne. Elle suppose une organisation adaptée, des professionnels compétents, une communication efficace et une participation réelle du patient et de sa famille au processus de soins.

Une sensibilisation portée par Sante+Magazine

C’est dans cet esprit que l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB) a consacré une édition de son émission Sante+Magazine au thème : « Le personnel soignant et la sécurité du malade dans sa prise en charge ».

À travers cette émission de sensibilisation, l’accent a été mis sur une idée simple : la sécurité du patient est une responsabilité qui se construit dans la relation entre le professionnel de santé et la personne prise en charge.

Invité de cette édition, M. Amani Muzindusi Christian, audiologiste à l’HPGRB, a échangé autour des attitudes qui peuvent contribuer à une prise en charge plus sûre, de l’importance de la communication entre soignant et patient, ainsi que du rôle que peuvent jouer les patients et leurs accompagnants.

Cette sensibilisation s’inscrit dans une démarche d’information du public sur les bons comportements à adopter dans le parcours de soins, sans opposer le patient au personnel soignant. Au contraire, elle rappelle que la qualité et la sécurité des soins reposent notamment sur la collaboration, l’écoute et la communication.

Du côté des professionnels : rigueur, communication et vigilance

Pour les professionnels de santé, la sécurité du patient commence par l’application rigoureuse des bonnes pratiques professionnelles.

L’hygiène des mains, l’utilisation appropriée des équipements de protection, la vérification des informations pertinentes concernant le patient, la bonne communication entre les différents intervenants et la vigilance dans l’administration des médicaments font partie des éléments importants de la sécurité des soins.

La communication occupe également une place centrale. Un patient doit pouvoir comprendre, autant que possible, ce qui lui est expliqué concernant son état de santé, les examens envisagés, les traitements proposés ou les consignes à respecter.

De leur côté, les professionnels doivent favoriser un dialogue permettant au patient de poser des questions et de signaler une information importante concernant son état de santé.

La sécurité suppose également que les professionnels puissent identifier, signaler et apprendre des situations à risque, dans une logique d’amélioration des pratiques. L’objectif général de la sécurité des patients est précisément de réduire les risques et de tirer des enseignements des situations susceptibles de provoquer un préjudice.

Le patient n’est pas un simple bénéficiaire des soins

La sécurité des soins implique aussi la participation du patient.

Lorsqu’une personne se rend dans un établissement de santé, elle peut contribuer à sa propre sécurité en donnant aux professionnels des informations aussi précises que possible sur son état de santé, ses antécédents, ses allergies connues, les médicaments qu’elle prend déjà ou tout autre élément susceptible d’être pertinent pour sa prise en charge.

Le patient ne doit pas hésiter à demander des explications lorsqu’il ne comprend pas une consigne. Poser une question, demander qu’une information soit répétée ou signaler une inquiétude peut contribuer à une meilleure compréhension du parcours de soins.

L’OMS insiste d’ailleurs sur l’importance de faire des personnes prises en charge de véritables partenaires de leur sécurité, notamment dans le contexte des maladies non transmissibles qui nécessitent souvent un suivi prolongé et plusieurs interactions avec le système de santé.

Le rôle des familles et des garde-malades

Dans le contexte de Bukavu et plus largement de la République démocratique du Congo, les membres de la famille ou les accompagnants peuvent occuper une place importante auprès des personnes hospitalisées.

Leur présence peut être utile pour accompagner le malade, faciliter la transmission de certaines informations et l’aider à comprendre ou à respecter les consignes qui lui sont données.

Cependant, l’accompagnement doit se faire dans le respect des règles de l’établissement de santé. Le garde-malade doit notamment éviter l’automédication du patient, la modification d’un traitement sans avis du professionnel compétent ou encore l’introduction de pratiques susceptibles de compromettre les soins.

En cas d’inquiétude ou d’incompréhension, la meilleure attitude consiste à s’adresser au personnel soignant plutôt que de prendre une décision médicale seul.

La sécurité concerne également les soins spécialisés

La sécurité du patient concerne toutes les disciplines médicales et paramédicales, y compris l’audiologie.

Les personnes présentant une déficience auditive peuvent rencontrer des difficultés particulières pour recevoir ou transmettre certaines informations. Une communication adaptée devient alors particulièrement importante.

Dans le domaine de l’audition, la vigilance concerne également l’utilisation de certains médicaments susceptibles d’avoir des effets indésirables sur le système auditif. La prise en charge de ces situations nécessite une collaboration entre les différents professionnels concernés, selon l’état du patient et les indications médicales.

Plus largement, les équipements utilisés pour l’exploration, le diagnostic ou le traitement doivent faire l’objet d’une utilisation appropriée et d’un entretien conforme aux exigences de sécurité applicables.

Quelques conseils aux patients et accompagnants

À l’occasion de cette sensibilisation, l’HPGRB invite les patients et leurs accompagnants à adopter quelques réflexes simples :

  • Donner des informations exactes au personnel de santé sur son état de santé, ses antécédents, ses allergies et les médicaments déjà utilisés ;
  • Poser des questions lorsqu’une information ou une consigne n’est pas comprise ;
  • Respecter les prescriptions et les consignes des professionnels et éviter toute modification autonome d’un traitement ;
  • Ne pas pratiquer l’automédication pendant une prise en charge sans en informer le professionnel de santé ;
  • Signaler rapidement tout changement inhabituel ou toute inquiétude concernant son état de santé ;
  • Respecter les règles d’hygiène et de fonctionnement de l’établissement, notamment celles concernant les visites et l’accompagnement des patients ;
  • Éviter les pratiques non recommandées, notamment l’introduction d’objets dans les oreilles ou d’autres gestes pouvant provoquer des blessures.

Ces comportements ne remplacent évidemment pas les conseils d’un professionnel de santé. Ils constituent plutôt des réflexes de prudence susceptibles de faciliter une prise en charge plus sûre.

Du côté du personnel soignant : une vigilance collective

La sécurité du patient appelle également l’engagement de tous les professionnels intervenant dans son parcours.

Médecins, infirmiers, pharmaciens, biologistes, techniciens, spécialistes, personnel paramédical et autres intervenants ont chacun une responsabilité dans la qualité de la prise en charge, selon leurs fonctions et leurs compétences.

La coordination entre professionnels est particulièrement importante lorsque plusieurs services interviennent auprès d’un même patient. Une information correctement transmise peut contribuer à assurer la continuité des soins et à limiter les risques liés aux incompréhensions ou aux ruptures dans le parcours de prise en charge.

La sécurité des patients est donc aussi une culture collective, qui repose sur la vigilance, le respect des bonnes pratiques, la communication professionnelle et la volonté constante d’améliorer les soins.

« Des soins sûrs pour la vie »

Le thème retenu par l’OMS pour 2026 rappelle que la sécurité ne doit pas être envisagée uniquement au moment où le patient franchit la porte d’un hôpital. Pour les personnes vivant avec une maladie non transmissible, les soins peuvent s’inscrire dans la durée et mobiliser plusieurs professionnels et plusieurs structures. Les risques doivent donc être pris en compte tout au long du parcours. À travers Sante+Magazine, l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu entend ainsi contribuer à l’information et à la sensibilisation de la population sur les questions de santé qui concernent directement les patients, leurs familles et les professionnels.

La sécurité des patients n’est pas l’affaire d’un seul service ni d’une seule catégorie de personnes. Elle se construit dans chaque geste professionnel, dans chaque information correctement transmise, dans chaque question posée et dans chaque attitude responsable.

À l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité des patients, le message essentiel demeure donc simple : soignants, patients et accompagnants ont chacun un rôle à jouer pour favoriser des soins plus sûrs, plus attentifs et respectueux de la personne.

Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu (HPGRB)
Sante+Magazine — Informer, sensibiliser et éduquer pour la santé.

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